Le gouverneur intérimaire du Kasaï-Central a réaffirmé la détermination des autorités provinciales à lutter contre le trafic de chanvre, à l’occasion d’une opération d’incinération publique organisée le mardi 24 mars 2026 à Kananga.
Plusieurs cargaisons de cette substance illicite ont été détruites sur la place de l’Indépendance, à proximité du gouvernorat. Ces produits provenaient de différentes saisies réalisées par les services de sécurité, notamment aux postes de péage et à l’aéroport de Kananga, alors qu’ils étaient en transit vers Kinshasa.
D’autres stocks ont été découverts dans des dépôts situés à Luiza, un territoire réputé pour ses cultures clandestines de chanvre. À ce jour, les propriétaires de ces marchandises n’ont pas encore été identifiés.
Dans son intervention, Job Kuyindama, autorité provinciale, a insisté sur la nécessité d’éradiquer ce trafic, soulignant que toute personne impliquée, quel que soit son statut, sera désormais traquée sans relâche.
« Nous avons pris la décision d'incinérer le chanvre que vous voyez. Dorénavant, tout celui qui est impliqué, quel que c'est soit dans le trafic de chanvre sera traqué par les services de sécurité de manière à ce que nous puissions pas nous Kasaï-Central comme province occasionnant le commerce illicite du chanvre à travers la République ainsi que, en dehors de la République », a-t-il déclaré.
S’agissant des préoccupations liées à l’impact environnemental de cette incinération en plein air, le gouverneur intérimaire a relativisé les risques, affirmant que cette démarche vise avant tout à garantir la transparence vis-à-vis de la population, en prouvant que les produits saisis ne sont pas réintroduits sur le marché.
« Je ne pense pas qu'il ait de la conséquence au niveau de l'environnement, le chanvre, comme vous le savez, c'est de la drogue, les gens prennent de la drogue… Si nous l'avons fait, c'est pour que tout le monde voit que le chanvre a été saisi et n'a pas été vendu », a-t-il ajouté.
Soulignons que la législation en vigueur en République démocratique du Congo interdit formellement la culture, la détention, le transport, la commercialisation et la consommation du chanvre. Cette opération s’inscrit ainsi dans une dynamique de fermeté des autorités face à un phénomène en expansion.
Alain Saveur Makoba, à Lusambo