Procès en appel du meurtre du PCR Fiston Kabeya : plaidoiries et réquisitoire renvoyés au 1er avril

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Siégeant en degré d’appel, la Haute Cour militaire a renvoyé au 1er avril 2026 l’étape des plaidoiries et du réquisitoire dans l’affaire du meurtre du policier de circulation routière (PCR) Fiston Kabeya, attribué à des éléments de la sécurité de la Première ministre Judith Suminwa.

Cette date a été fixée à l’issue de l’audience tenue ce mercredi 25 mars 2026. Après des débats nourris et étayés par des éléments de preuve, la Haute Cour s’estime suffisamment éclairée pour entamer la phase des plaidoiries.

« Nous renvoyons cette cause à la huitaine ; toutefois, vous serez informés par la voie du greffe », a déclaré le général de brigade magistrat Jean-Claude Nzau Keba, président de la composition.

Initialement, le ministère public devait présenter son réquisitoire lors de cette audience. Toutefois, invoquant des raisons de santé, il a sollicité un report, auquel la Cour a fait droit.

« Mon état de santé ne me permet pas de m’acquitter de cette noble tâche aujourd’hui, Monsieur le président », a expliqué le colonel magistrat Mukuta Andondo du parquet général.

Les avocats de la défense ont contesté cette justification, la qualifiant de prétexte.

« La fixation de l’audience de ce jour était contradictoire, Monsieur le président. Vous aviez clairement indiqué que cette audience serait consacrée d’abord au réquisitoire du ministère public, ensuite aux conclusions des parties civiles, et enfin à la plaidoirie de la défense. L’argument de maladie avancé aujourd’hui par le ministère public n’est qu’un faux-fuyant », ont-ils déclaré.

Malgré leur disponibilité à présenter leurs conclusions, les parties civiles ont soutenu la demande de renvoi formulée par le ministère public.

« Nous sommes prêtes pour nos conclusions, Monsieur le président, mais étant donné que l’état de santé de l’organe accusateur ne lui permet pas de nous entendre, nous sollicitons le renvoi de la cause afin qu’il puisse se rétablir », ont indiqué leurs avocats.

Pour rappel, cinq prévenus comparaissent dans cette affaire : le commissaire supérieur adjoint Olivier Kanza Dunia, chef de la sécurité de la Première ministre au moment des faits ; les sous-commissaires adjoints Serge Libenge Talina et Papy Mangela Bendo ; l’agent de police principal Théo Kabongo Kabongo ; ainsi que le brigadier en chef Sangwa Mulangi.

Dans un arrêt rendu en premier ressort le 15 mai 2025 par la Cour militaire, ils ont été condamnés à des peines allant de 5 à 20 ans de prison. Contestant cette décision, ils ont interjeté appel devant la Haute Cour militaire.

Ces agents ont été reconnus coupables d’homicide préterintentionnel, d’arrestation arbitraire et de violation de consigne.

ODN