Conflit des limites entre le Kasaï-Oriental et le Kasaï-Central : Un calendrier élaboré pour apaiser les tensions et prévenir de nouveaux cas

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Après plusieurs mois de tensions, le calme semble peu à peu revenir entre les populations du Kasaï-Oriental et celles du Kasaï-Central. À l’origine de la crise : un conflit de limites territoriales autour de la localité de Munkamba, marqué par des accusations d’occupation des terres par des habitants de Dimbelenge.

Ce différend foncier n’est pas nouveau. Par le passé, il a déjà provoqué des affrontements meurtriers et renforcé la méfiance entre communautés voisines, poussant les autorités provinciales à intervenir pour éviter une nouvelle escalade.

Dans une interview accordée le lundi 23 mars 2026 à 7SUR7.CD, le ministre provincial de l’Intérieur du Kasaï-Oriental, Patrick Makanda Mpinga, se veut rassurant. Il annonce des avancées concrètes vers une sortie de crise. Un calendrier commun a ainsi été élaboré avec les autorités du Kasaï-Central pour apaiser les tensions et prévenir de nouveaux conflits.

« Nos populations ont toujours vécu en harmonie, mais certains intérêts individuels viennent parfois perturber cet équilibre", a-t-il expliqué.

Au-delà des solutions immédiates, les deux provinces misent sur une réponse durable visant la délimitation claire des frontières.

Une mission de l’Institut Géographique du Congo, appuyée par une commission venue de Kinshasa, est attendue sur le terrain pour fixer précisément les limites entre Kabeya Kamwanga, Dimbelenge et Dibaya.

Le ministre insiste également sur le rôle des autorités nationales, notamment dans la production de cartes officielles pour clarifier définitivement les frontières administratives.

Il faut rappeler que ces tensions avaient fait, il y a quelques mois, au moins un mort et plusieurs blessés parmi les populations frontalières.

Kazadi Lukusa, à Mbuji-Mayi