La suspension des activités opérationnelles liées à l’élection du gouverneur et du vice-gouverneur par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a suscité une vague de réactions dans la province du Sankuru, située au centre de la RDC.
Dans les rangs de la société civile, l’heure est à l’alerte. Beaucoup expriment leur inquiétude face à une situation qui s’enlise et qui continue d’affecter le fonctionnement normal de la province.
« Il y a eu plus de 10 candidats qui ont déposé leur dossier avec une caution. Aujourd'hui, quant à dire qu'il n'y a pas d'argent pour l'organisation d'une élection dans une seule province, c'est surprenant. Nous, la société civile, nous lançons un appel au président de la République, qui est le garant du bon fonctionnement des institutions, il a un mot à dire sur cette situation », déclare à 7SUR7.CD Freddy Kafu, acteur de la société œuvrant à Lusambo, dans une interview exploitée ce mercredi 25 mars.
Sur le plan politique, des acteurs politiques dénoncent un blocage qu’ils jugent préjudiciable à la stabilité institutionnelle et au développement du Sankuru. Ils appellent à une implication plus ferme du pouvoir central, estimant qu’il est temps de lever les obstacles et d’organiser rapidement ce scrutin attendu.
« Au lieu que la province continue à demeurer dans le KO. Il serait important que le gouvernement national puisse mettre les moyens à la disposition de la CENI afin que la date qui a été prévue soit respectée », souligne Florent Muanya, président fédéral de MLC/Sankuru 1.
Dans la population, les sentiments sont tout aussi partagés. Si certains font preuve de résignation face à une situation qui perdure, d’autres laissent transparaître une colère grandissante, nourrie par le sentiment que les priorités locales sont reléguées au second plan.
Alain Saveur Makoba, à Lusambo