La question du transport en commun continue de susciter colère et incompréhension à Kinshasa. De nombreux usagers dénoncent le non-respect de la grille tarifaire par les chauffeurs, accusés d’imposer des prix au gré des circonstances.
Interrogés ce mardi 17 mars 2026 par la rédaction de 7SUR7.CD, plusieurs Kinois décrivent une situation devenue difficilement supportable au quotidien.
« Les chauffeurs fixent les prix comme bon leur semble. Cela pèse lourdement sur nos dépenses », déplore un usager.
Le phénomène s’accentue particulièrement aux heures de pointe. Le matin et à partir de 14 heures, les tarifs peuvent grimper jusqu’à 5 000 FC la course, contre environ 2 000 FC en période creuse. Une variation que les usagers assimilent à une forme d’abus, en l’absence de tout encadrement visible.
Cette pratique a un impact direct sur le pouvoir d’achat des ménages. Pour certains, le budget transport atteint en moyenne 15 000 FC par jour pour un aller-retour, une charge jugée excessive dans le contexte économique actuel.
« Tous ces prix fantaisistes impactent négativement le panier de la ménagère. Rien que pour le transport aller-retour, il faut dépenser en moyenne 15 000 FC par jour », réagit un autre usager ayant requis l’anonymat.
Face à cette situation, les usagers appellent les autorités à intervenir en urgence pour restaurer l’ordre dans le secteur. Ils plaident notamment pour l’application stricte de la grille tarifaire en vigueur, le renforcement des contrôles, ainsi que l’affichage obligatoire des prix à bord des véhicules.
Christian Dimanyayi