Explosion à Goma : Kinshasa appelle à une coopération internationale pour une enquête "impartiale et transparente"

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Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire à la suite de l’explosion survenue dans la ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu, ayant entraîné la mort de trois personnes, dont une employée de l’UNICEF.

Selon un communiqué du ministère de la Communication et des Médias publié vendredi dernier, la victime principale est Karine Buisset, ressortissante française et membre du personnel de l’agence onusienne. Deux autres personnes ont également péri dans l’incident, notamment un élément du Mouvement du 23 mars (M23) et un agent de sécurité privée, d’après des informations provenant de sources humanitaires et onusiennes.


D’après les informations préliminaires disponibles, les lieux de l’incident ont été « rapidement » investis par des éléments des Forces de défense rwandaises et du mouvement armé M23.

« Les faits se sont produits à l’aube du 11 mars 2026 dans la ville de Goma, dans l’Est de la République démocratique du Congo. Les lieux de l’incident ont été immédiatement investis par des éléments des Forces de défense rwandaises (Rwandan Defence Forces - RDF) et du mouvement armé M23. Ces événements interviennent dans un contexte de conflit armé qui affecte l’Est de la RDC, impliquant des groupes armés non étatiques ainsi que les forces rwandaises et leurs supplétifs du M23 opérant sur le territoire congolais », a-t-on lu.


Le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko, a instruit l’Auditeur général près les Forces armées de la République démocratique du Congo d’ouvrir sans délai une enquête afin d’établir les circonstances de l’explosion, de déterminer les responsabilités éventuelles et d’engager, le cas échéant, les poursuites prévues par la loi.


Le gouvernement congolais appelle par ailleurs à une coopération internationale «pleine et entière », notamment avec les autorités françaises, les Nations Unies et les organisations internationales compétentes, afin de garantir une investigation « complète, impartiale et transparente ».


Kinshasa réaffirme enfin sa détermination à lutter contre « l’impunité et à veiller » à ce que toute violation grave du droit commise dans le cadre du conflit armé fasse l’objet d’une réponse judiciaire appropriée.

Raphaël Kwazi