Guerre dans l'Est : les USA, la France, la Belgique et d’autres pays dénoncent les violations répétées du cessez-le-feu

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Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (ICG) exprime sa « profonde » préoccupation face à la persistance des violations du cessez-le-feu dans l’est de la République démocratique du Congo.

Dans une déclaration conjointe publiée jeudi 5 mars, plusieurs partenaires internationaux, dont les États-Unis, l’Allemagne, la Belgique, la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède, la Suisse ainsi que l’Union européenne, dénoncent les violations répétées du cessez-le-feu, décidé dans le cadre des Accords de Washington du 4 décembre 2025 et du processus de Doha du 19 juillet 2025.

Selon ces pays, les récents affrontements, notamment l’utilisation de drones dans certaines opérations militaires, constituent une menace sérieuse pour les populations civiles.

Le groupe appelle toutes les parties impliquées dans le conflit à cesser immédiatement les hostilités et à reprendre les négociations. Dans leur déclaration, les membres de l’ICG insistent également sur le fait qu’« il ne peut y avoir de solution militaire à ce conflit ».

Ils exhortent les parties à respecter leurs engagements internationaux, y compris les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies relatives à la situation dans l’est de la RDC.

Le groupe salue par ailleurs les efforts de médiation en cours menés par Faure Gnassingbé, médiateur désigné par l’Union africaine, ainsi que l’implication des États-Unis et du Qatar dans les initiatives diplomatiques visant à ramener la paix dans la région.

L’ICG souligne aussi l’importance d’un dialogue intercongolais inclusif pour parvenir à une paix durable, tout en saluant certaines avancées humanitaires, notamment la réouverture de la frontière entre la RDC et le Burundi et les efforts visant à permettre la reprise des vols humanitaires à l’aéroport de Goma.

Enfin, les signataires appellent toutes les parties à respecter le droit international humanitaire, à garantir un accès sécurisé à l’aide humanitaire et à mettre fin à toute incitation à la haine, à la discrimination ou à la violence contre les populations civiles.

Roberto Tshahe.