Maï-Ndombe : ouverture d’une action disciplinaire contre le président du Conseil provincial de la jeunesse

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Le ministre provincial en charge de la jeunesse, des sports, des loisirs, du développement rural, de la communication, des médias et des télécommunications du Maï-Ndombe, Moïse Bokote Basakala, a officiellement ouvert une action disciplinaire à l’encontre de Bombaka Mwee Platini, président du Conseil provincial de la jeunesse (CPJ).

La décision est consignée dans un procès-verbal rendu public le 12 février 2026 à Inongo, dont une copie est parvenue à 7SUR7.CD. Ce document s’appuie sur les dispositions du Titre III, Chapitre VIII de la loi n°16/013 du 15 janvier 2016 portant statut des agents de carrière des services publics de l’État, en particulier son article 41 relatif au régime disciplinaire.

Il fait également référence à l’arrêté ministériel n°026/CAB/MIN/JE-EP/NAN/2025 du 31 mars 2025, modifiant et complétant l’arrêté ministériel n°078/CAB/MIN/JB-INC-CN/YBZ/2021 du 14 août 2021 portant création, organisation et fonctionnement du Conseil de la jeunesse en RDC.

Selon le procès-verbal, plusieurs fautes disciplinaires sont reprochées au président provincial de la jeunesse, notamment :  le refus de répondre à deux invitations successives de la hiérarchie pour consultation; l’insubordination envers la hiérarchie;  l’opacité dans la gestion administrative de la structure; attitude belliqueuse envers ses collaborateurs et un manque d’éthique.

Au regard de ces éléments, le ministre provincial a prononcé une suspension préventive ne dépassant pas trois mois. Durant cette période, l’intérim sera assuré par le premier vice-président en charge de l’administration du Conseil provincial de la jeunesse du Maï-Ndombe, Mbongo Bibeya Claver.

« Le président suspendu est invité à présenter ses justifications écrites dans un délai de vingt (20) jours à compter de la réception du document. Ses explications seront examinées par la hiérarchie compétente », lit-on dans le procès-verbal.

Le procès-verbal mentionne également l’existence d’une pétition signée par les membres du bureau du Conseil provincial de la jeunesse. À l’issue de l’analyse des justifications, une Assemblée générale extraordinaire pourrait être convoquée afin de statuer sur la situation.

Cette décision intervient dans un contexte de tensions internes au sein de la structure provinciale de la jeunesse. À travers cette démarche, l’autorité provinciale affirme sa volonté de faire respecter la discipline administrative, la transparence et les principes de bonne gouvernance au sein des organes publics de la province.

Chançard Sindani, à Kenge