Plus de quatre ans après le début des opérations militaires conjointes, les armées congolaise et ougandaise ont réaffirmé leur volonté et détermination à poursuivre la traque commune des ADF dans l'Est du pays.
Réunies le mardi 10 février en ville de Beni (chef-lieu provisoire du Nord-Kivu), les 2 forces respectivement chapeautées par le général Nduru Jacques, chef d'état-major général adjoint chargé des opérations des FARDC, et le général Kayanja Muhanga de l'armée terrestre de l'UPDF, ont convenu de renforcer leur coordination et d'intensifier les opérations en cours pour contrer les rebelles.
Une rencontre qui a lieu dans un contexte particulièrement marqué par des violences dans les territoires de Beni et Lubero (Nord-Kivu). Jadis exempté de la menace, ce dernier semble devenu aujourd'hui l'épicentre des atrocités en groupements Mwenye et Manzia.
Selon des chiffres récemment avancés par les forces vives, depuis le début de l'année, plus de 80 civils ont péri lors de différentes incursions à Beni et Lubero, dont au moins 25 dans la récente attaque en groupement Bapakombe (Lubero) et 5 autres dans une autre qui a visé le groupement Beni-Mbau dans la soirée du mardi 10 février.
La mutualisation des forces FARDC-UPDF était annoncée éclair pour neutraliser ces djihadistes actifs dans la contrée depuis plus de 11 ans. Cependant, hormis certaines avancées dans quelques localités à Mambasa, Irumu et Beni, les assaillants sont restés nocifs, notamment à Lubero où ils ont migré.
À noter que l'armée ougandaise est engagée aux côtés des FARDC depuis le 30 novembre 2021 grâce à une coopération bilatérale Kinshasa-Kampala après que l'ADF, d'origine ougandaise, venait de multiplier des attaques sur le sol ougandais, dont des bombes piégées à Kampala.
Isaac Kisatiro, à Butembo