Commission vérité et réconciliation avant dialogue : Le Conseil interreligieux du Congo soumet sa proposition à Kabund

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Le président du Conseil interreligieux du Congo (CIC), Dodo Kamba, affirme que l’opposant Jean-Marc Kabund adhère à l’idée de placer une Commission Vérité et Réconciliation au cœur du processus devant conduire à un dialogue national en République démocratique du Congo.

Cette position a été évoquée mercredi 11 février à Kinshasa à l’issue d’un échange entre la délégation du CIC et l'ancien président intérimaire de l'UDPS, dans le cadre d’une tournée de sensibilisation menée par le CIC auprès des états-majors politiques.

Selon Dodo Kamba, les discussions ont notamment porté sur la nécessité de créer un climat de décrispation avant toute initiative politique majeure.

« Nous menons une mission de bons offices et nous estimons qu’avec cette démarche, nous pourrons obtenir des garde-fous. Donc notre commission, telle qu’évoquée, reste au centre de nos discussions, chose qui avait été aussi acceptée et admise par le président Jean-Marc Kabund », a-t-il déclaré.

Le responsable religieux explique que cette commission, inspirée de la justice transitionnelle, doit intervenir en amont afin de faciliter le rapprochement entre acteurs politiques.

« Dans notre logique, c’est quelque chose qui doit précéder le processus, parce qu’il faut d’abord créer un climat de décrispation », a-t-il insisté.

Dodo Kamba s’est par ailleurs félicité du climat de la rencontre avec Jean-Marc Kabund, évoquant des échanges francs.

« Nous avons échangé à cœur ouvert et à bâtons rompus. Ça a été vraiment très enrichissant et nous sommes très contents », a-t-il confié.

Il affirme que cette ouverture renforce la conviction du CIC quant à la possibilité d’un dialogue inclusif.

La délégation religieuse poursuit ainsi une tournée entamée la veille auprès des forces politiques, avec pour objectif de faire comprendre le bien-fondé de cette démarche.

« En tant que religieux, notre rôle est de rapprocher les uns des autres. C’est notre travail », a rappelé Dodo Kamba.

Interrogé sur le mandat confié à l’Angola pour engager des consultations en vue d’un dialogue, le président du CIC a souligné que cette initiative n’entrave pas leur mission.

« Nous ne sommes pas encore signifiés jusqu’ici, mais cela ne nous empêche pas de faire notre travail par rapport à notre apostolat », a-t-il affirmé, assurant que la démarche du CIC reste constructive et complémentaire.

À travers cette série de consultations, le Conseil interreligieux entend contribuer à l’apaisement du climat politique en plaçant la réconciliation au cœur du processus de dialogue.

MD