Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a salué samedi la sentence prononcée par le Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe, condamnant l’avocat Freddy Ntumba à huit ans de servitude pénale principale, assortis d’une amende de 500 000 francs congolais (FC), avec arrestation immédiate.
Selon le ministre, qui s’est exprimé sur son compte X, cette décision intervient dans le cadre d’une procédure de flagrance ouverte depuis la veille des faits, impliquant des manœuvres frauduleuses ayant conduit à la saisie irrégulière d’un immeuble appartenant à Rawbank RDC.
« Je salue la sentence exemplaire prononcée ce jour par le Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe, qui a condamné à huit ans de servitude pénale principale, assortis d’une amende de 500 000 FC et d’une arrestation immédiate, l’avocat impliqué dans des manœuvres frauduleuses ayant conduit à la saisie irrégulière d’un immeuble appartenant à Rawbank RDC. L’intéressé était poursuivi en procédure de flagrance depuis la veille des faits », a-t-il réagi sur ce réseau social.
Par ailleurs, il estime que cette décision démontre que la justice de la RDC demeure « ferme » face aux dérives et que « nul statut, nulle influence, ne saurait prévaloir sur la loi ».
« Cette décision démontre que la justice de notre pays demeure ferme face aux dérives et que nul statut, nulle influence, ne saurait prévaloir sur la loi. Elle constitue un signal clair dans la lutte contre l’impunité et dans la protection des droits légitimes des citoyens. La justice ne peut être instrumentalisée pour servir des intérêts privés au détriment du droit. Nous poursuivrons avec détermination la moralisation de la chaîne judiciaire et la restauration de l’autorité de l’État, afin de garantir à chacun la sécurité juridique et le respect de la propriété », a-t-il indiqué.
Le procès en flagrance de Freddy Ntumba s’est poursuivi samedi 7 février 2026 au Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe, présidé par le juge Chrispain Ngandu. Le prévenu est soupçonné d’implication dans des manœuvres judiciaires frauduleuses ayant conduit à la saisie jugée irrégulière d’un immeuble situé sur l’avenue Lukusa, dans la commune de la Gombe à Kinshasa, immeuble appartenant à la banque Rawbank, avec une complicité présumée d’avocats et d’huissiers de justice.
Au cours de l’audience, la défense du prévenu a soulevé deux exceptions : le retrait de l’avocat de la partie civile, estimant que la compétence relevait du Tribunal de commerce, et un défaut de qualité de l’avocat de la partie civile. Le ministère public a requis leur rejet, les jugeant infondées. Le doyen du barreau a ensuite produit une liste confirmant le mandat de l’avocat contesté.
Le parquet a retenu quatre chefs d’accusation contre Freddy Ntumba : faux en écriture, usage de faux, rébellion et tentative de stellionat. La partie civile a sollicité l’ajout d’un cinquième chef, la tentative d’escroquerie. La défense a contesté l’ensemble des charges.
Selon des experts judiciaires, cette affaire s’inscrit dans le cadre de la politique de « tolérance zéro contre l’impunité », impulsée par le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali.
Raphaël Kwazi