
L'organisation internationale Médecins Sans Frontières (MSF) a lancé une intervention d'urgence, déployant deux cliniques mobiles pour traiter 858 patients déplacés de guerre entre le 7 et le 22 août 2025, dans la ville de Mweso, au Nord-Kivu.
Dans son rapport publié ce vendredi, MSF a indiqué que la plupart de ces personnes souffraient de paludisme, d'infections respiratoires et de maladies diarrhéiques. Cette organisation humanitaire médicale internationale indépendante a également informé qu'un dépistage de la malnutrition chez 182 enfants a révélé que 34 % d'entre eux souffraient de malnutrition aiguë modérée.
« Une réponse humanitaire coordonnée et rapide est nécessaire de toute urgence. Mweso illustre la nécessité de renforcer davantage le mécanisme d'urgence actuellement en place dans l'est de la RDC afin de répondre aux besoins liés aux mouvements de population », a déclaré Alec Kelly, chef adjoint des programmes de MSF au Nord-Kivu.
Selon lui, malgré la présence d'acteurs humanitaires dans la région, la réponse était insuffisante, en particulier en termes d'aide alimentaire.
« Il est encore trop tôt pour connaître le sort réservé à cette population. Mais nous pouvons être certains que, sans accès aux infrastructures WASH, elle était exposée à un risque accru de maladies. Une réponse humanitaire coordonnée et rapide est nécessaire de toute urgence. Mweso illustre la nécessité de renforcer davantage le mécanisme d'urgence actuellement en place dans l'Est de la RDC afin de répondre aux besoins liés aux mouvements de population », a-t-il conclu.
Pour lutter contre les risques croissants de maladies diarrhéiques telles que le choléra, MSF a lancé une campagne sur l'eau, l'assainissement et l'hygiène (WASH), en installant de grands réservoirs d'eau, 24 douches et 15 latrines, ainsi qu'un réservoir de 15 000 litres. Des kits de nettoyage ont également été distribués afin de maintenir l'hygiène dans les sites collectifs.
« De nombreux facteurs peuvent expliquer les niveaux élevés de malnutrition ici, notamment l'instabilité généralisée qui a empêché les populations civiles, en particulier les personnes déplacées, d'accéder à leurs champs », a expliqué Boni Amian, coordinateur de projet MSF à Mweso.
Enfin, MSF a renseigné que la situation de cette population déplacée s'est depuis aggravée. La majorité de ceux qui avaient fui vers Mweso ont été contraints de partir à nouveau le 28 août. Ceux qui sont restés ont reçu un ultimatum de quitter la zone jusqu'au 30 août.
Raphaël Kwazi