
Lors de la conférence de presse tenue ce mercredi 14 octobre 2020,
la Section Protection de l'Enfant de la MONUSCO a rapporté 544 violations graves commises à l'encontre des enfants dans les zones armées en République démocratique du Congo durant les mois de juillet, août et septembre.
Il s'agit des 380 cas de recrutement et utilisation d'enfants par les groupes armés, 52 cas d'enlèvement d'enfants, 24 meurtres à l'encontre d'enfants,16 mutilations vérifiées, 60 cas de violence sexuelle, 2 attaques contre les écoles et les centres de formation ainsi que 8 attaques contre les hôpitaux.
La section Protection de l'enfant de la Monusco signale que l'attaque dans un établissement scolaire dans la localité de Kaulu (Maniema) le 09 septembre aura des conséquences sur la scolarité des enfants. Même le centre de formation professionnel des enfants sortis des groupes armés a été visé.
"Environ 160 enfants dont 45 filles ne participeront pas adéquatement aux activités scolaires le mois en cours [octobre, ndlr] et le mois prochain [ novembre, ndlr] dans cet établissement", peut-on lire dans le communiqué.
Le 30 septembre dernier, 9 enfants ont été tués, dont une fille de 11 ans blessée lors des affrontements dans la localité de Géty en territoire d'Irumu, rapporte également la Monusco.
Au cours de l'avant dernier trimestre de l'année, les principales violations que la direction Protection de l'Enfant de la Monusco a pu enregistrer sont : les violences sexuelles (11%), les enlèvements (10%), les meurtres et mutilations plus de (7%), le recrutement et l'utilisation d'enfant au sein des groupes armés à plus de (70%).
Ange Makadi Ngoy