Gestion du dossier du G7 : Le bureau de l’Assemblée nationale dans l’œil du cyclope

Mercredi 14 octobre 2015 - 12:47

Depuis le départ du G7 de la Majorité présidentielle, son Secrétaire général est pris comme par une peur bleue. Malheureusement de sa propre ombre. Il ne se passe un jour sans que la presse n’annonce son départ” programmé “. Non seulement de la tête de la Majorité présidentielle, mais aussi de la présidence de l’Assemblée nationale. Comme un Don Quichotte qui court derrière le vent, des dithyrambes sont produits dans la presse pour se justifier. Pris par une panique pour avoir mal géré le dossier G7, un justificatif a été vite trouvé. On en veut è son poste, Pour faire diversion, on parle maintenant de l’ensemble du bureau de la Chambre basse du Parlement qui serait dans l’oeil du cyclone des détracteurs imaginaires.

 

Des observateurs notent que dans sa nouvelle stratégie, le Secrétaire général de la MP a tourné son fusil en direction d’un député national avec qui il aurait de démêlées. Ce député national, dont on précise être du Maniema, plus précisément de Kibombo, est accusé d’être à la base d’une manoeuvre pour initier une pétition contre le speaker de l‘Assemblée nationale. A en croire la presse, il aurait tenté, d’après certains élus qu’il a contactés moyennant espèces trébuchantes dont l’origine remonterait au Trésor public, d’arracher leur consentement, pour faire chuter Aubin Minaku et l’ensemble de son Bureau. Argument à faire parler un muet. Car, selon certaines langues Aubin Minaku aurait échoué sur toute la ligne dans la gestion des ambitions au sein de la Majorité présidentielle.

 

Depuis le 16 septembre dernier, le G7 s’est auto-exclu de la Majorité présidentielle. La raison inavouée est connue de tout e monde. Il ne sert à rien d’y revenir. Mais, au-delà de cette auto-exclusion, il faut s’arrêter un moment pour chercher à comprendre qui a donné des ailes aux membres de ce groupe qui, il faut le rappeler, n’étaient pas à leur première forfaiture. Dans l’opinion, l’on se demande comment et pourquoi les velléités des ténors du G7 n’ont pas été arrêtées bien avant. Pourtant, tous les coups qu’ils mijotaient étaient connus. On les voyait venir, Il est clair et net que quelque part, l’outrecuidance du Groupe des sept révoltés dit G7 a été entretenue et favorisée par l’organe qui gère au quotidien la Majorité Présidentielle, à savoir le Secrétariat général.

 

Pour qui roule le S.G. de la Majorité !

 

« Il n’y a pas de mauvaises troupes, il n’y a que de mauvais chefs “. Cet adage est bien une preuve par quatre qui démontre parfaitement bien l’incapacité du Secrétaire général à gérer ses troupes. Le fautif ici, ce serait le député Aubin Minaku Ndjalandjoku. Ce dernier a laissé pourrir certaines situations au sein de la famille politique du Chef de l’Etat qui pourtant, bien gérée, pouvait éviter cette fronde du G7, Et Dieu seul sait s’il n’y a pas d’autres membres de la Majorité tapis en embuscade pour porter une estocade à leur famille poli tique.

 

Si au niveau de la Majorité présidentielle, on a tôt fait de prendre acte de l’auto-exclusion du G7, il aurait fallu que le Bureau politique se penche sérieusement sur le laissez-aller qui prévaut au sein de la famille politique du Chef de ‘Etat. Le laisser-aller qui a fait pousser des ailés aux signataires de la lettre ouverte du 14 septembre 2015.

Dans les salons huppés de la capitale, voire dans la ville basse, des langues se délient pour se demander pour qui roule effectivement le Secrétaire général de la Majorité présidentielle. Tant sa gestion des hommes et des ambitions présage qu’il travaille pour fragiliser la Majorité et son Autorité morale. Des faits et gestes du Secrétaire général de la MP font dire que ce dernier a décidé, pour des raisons de positionnement, mieux de “ dauphinat “, de se mettre sur le strapontin de la course effrénée en perspective de l’échéance présidentielle de 2016. Président de l’Assemblée nationale et Secrétaire général de la Majorité présidentielle, Aubin Minaku s’est imaginé qu’il était l’héritier politique du Président de la République. Obnubilé par cette imagination, sans doute, il manque de tacts dans la conduite des ambitions au sein de la famille politique du Président de la République. Et vite, il a oublié de veiller à la discipline des troupes.

 

Le Secrétaire général de la MP, de surcroît membre du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (Pprd), ne s’est jamais soucié d’être trop regardant sur les fractures qui couvaient déjà au sein de la Majorité présidentielle.

 

Des analystes politiques soutiennent qu’il ne sert à rien de prendre des vessies pour des lanternes. Il faut plutôt s’interdire de se faire des illusions grossières sur des choses ou des gens. L’heure devait être à rafistoler les morceaux de l’étoffe MP déchiré par la rébellion du G7 au lieu de se comporter comme Sisyphe de la mythologie grecque.

 

Par LRP