Ils étaient nombreux, militants et sympathisants de l’Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec) à prendre d’assaut, vendredi 2 octobre, le siège fédéral de leur parti dans la commune de la Kenya, à Lubumbashi.
C’était pour assister à un échange direct entre la presse locale et le président national de l’Unafec, Antoine-Gabriel Kyungu wa Kumwanza.
Dans une ambiance animée, le leader de l’Unafec a soutenu les motivations de la création du G7, ce groupe des ex-sociétaires de la Majorité présidentielle (MP), auteurs de la lettre adressée au président de la République Joseph Kabila, dans laquelle ils dénoncent la « stratégie » de la « confusion » sur la tenue de prochaines élections.
« Il commençait à avoir des faits qui troublaient notre conscience... Bref, l‘obscurantisme nous divise », a déclaré Antoine-Gabriel Kyungu. «J ai reproché cette hypocrisie au sein de la M? », a-t-il ajouté.
Comme d’autres leaders du G7, le président national de l’Unafec a circonscrit la nouvelle vision de la plate-forme (G7) qui devra être formalisée dans un acte constitutif à approuver par toutes les parties. L’objectif est notamment de coordonner des actions républicaines pour faire .respecter les engagements pris par les partis politiques respectifs afin de défendre les valeurs fondamentales, notamment le respect de la Constitution de la République.
D’autres sujets d’actualité ont été abordés. C’est notamment la nomination par le gouvernement des commissaires spéciaux et des commissaires spéciaux adjoints de nouvelles provinces récemment créées en attendant l’élection de nouveaux gouverneurs et vice-gouverneurs. La réaction du président du l’Unafec rejoint celle de l’opposition qui a dénoncé une violation de la Constitution.
« La suspension des assemblées provinciales tout comme la nomination des commissaires généraux: c‘est anticonstitutionnelle. Nous allons que d’exception en exception », regrette-t-il.
Pour rappel, au niveau du gouvernement, le porte-parole Lambert Mende, a justifié cette option choisie. C’est pour se conformer à l’arrêt de la Cour constitutionnelle, en attendant les élections des gouverneurs et leurs adjoints.
La demande avait, en effet, été faite à l’exécutif de prendre des dispositions transitoires et exceptionnelles, en vue de faire régner l’ordre public et la sécurité, d’assurer également la régularité et la continuité des services publics dans les nouvelles entités.
Par P.M.