Près de 15 000 ménages déplacés sont actuellement recensés dans le groupement de Buzi, en territoire de Kalehe (Sud-Kivu), à la suite d’une nouvelle vague de déplacements enregistrée en octobre 2026.
Les déplacés, venus de plusieurs localités du Sud-Kivu et du Nord-Kivu, sont répartis dans différentes zones d’accueil, dont Numbi (3 710 ménages), Shanje (2 600), Minova (2 215), Bobandana (2 074), Kisongati (1 985), Kavumu (717) et Kishinji-Buganga (579).
Selon le Comité humanitaire de base de Buzi, cette deuxième vague s’ajoute à celles enregistrées entre août et septembre, portant le total des ménages déplacés à environ 15 000 dans cette partie du territoire de Kalehe.
Ces populations ont fui les localités de Ziralo, Chambombo, Katale, Lumbishi et Shanje au Sud-Kivu, ainsi que Ufamandu, Kasake, Kashovu et Kabingu au Nord-Kivu.
D’après la même source, ces mouvements de populations sont provoqués par les affrontements opposant le Front pour la refondation de la nation (FRN) à la coalition formée par les FARDC et les combattants Wazalendo.
Dans une correspondance adressée le 29 octobre au bureau de Coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), le Comité humanitaire de base de Buzi a lancé un appel pour une assistance urgente en faveur de ces ménages déplacés.
L’organisation déplore que ces familles vivent dans des conditions difficiles et ne bénéficient pas encore d’une aide humanitaire suffisante, contrairement à d’autres déplacés installés notamment à Kalungu, Cheya et Chambumba.
Par ailleurs, malgré la poursuite des déplacements, des retours progressifs de certaines familles vers leurs villages d’origine sont signalés dans les localités de Lumbishi, Chambombo et Kavumu.
Alphonse Muderwa