Le parti politique Force d’Avenir du Congo (FAC) a appelé le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, à prendre rapidement une ordonnance désignant les membres du comité préparatoire du dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. Cette formation politique a également critiqué la position de la Coalition Article 64 (C64) sur la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, dans une déclaration politique datée ce samedi 31 octobre 2026 et dont une copie est parvenue à 7SUR7.CD.
Dans ce document signé par son manager général, Maître Mathieu Luapanya Mulungu, le FAC estime que le dialogue national constitue un cadre privilégié pour réunir les forces politiques et sociales autour d’une solution pacifique à la crise. Il plaide notamment pour des mesures susceptibles de restaurer la confiance entre les acteurs politiques et de préserver l’intégrité territoriale ainsi que la souveraineté nationale.
Cette formation politique soutient néanmoins que les travaux de ce dialogue doivent associer les acteurs engagés dans la voie pacifique et respectueux de la Constitution. Elle rejette toute formule qui, selon elle, permettrait à une rébellion d’obtenir une reconnaissance politique ou des responsabilités au sein des institutions en contrepartie de l’occupation armée.
Abordant la création du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), le FAC considère cette initiative de l'ancien président Joseph Kabila comme une continuité de la dynamique de l'AFC/M23. Il accuse l'ancien chef de l'État d'entretenir des liens avec ce mouvement rebelle et estime que cette nouvelle plateforme risque de présenter la crise sécuritaire comme un conflit interne congolais, en minimisant, selon lui, la responsabilité du Rwanda.
Concernant la Coalition Article 64, qui s'est proposée comme médiatrice dans la crise politique et sécuritaire, le FAC relève une contradiction entre son rejet de la conquête du pouvoir par les armes et l'absence, dans sa déclaration, d'une condamnation explicite du soutien rwandais au mouvement rebelle ainsi que des responsabilités qu'il attribue à Joseph Kabila.
Le parti estime que toute médiation devrait notamment exiger le retrait des forces rwandaises, le désengagement des groupes armés et la fin des administrations parallèles dans les territoires occupés. Il met également en garde contre toute démarche susceptible de placer les institutions issues de l'ordre constitutionnel au même niveau que les acteurs qui contestent cet ordre par les armes.
En conclusion, le FAC appelle les Congolais à un sursaut patriotique face à ce qu'il qualifie d'agression rwandaise. Il exprime sa solidarité envers les populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, tout en réaffirmant son soutien aux Forces armées de la RDC engagées dans la défense du territoire et au président Félix-Antoine Tshisekedi, garant des institutions démocratiques.
Chançard Sindani