RDC : les USA, le Canada et des pays européens condamnent le recours à la violence prôné par le FRN de Joseph Kabila

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Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (GCI) rejette « catégoriquement » le recours à la violence pour atteindre des objectifs politiques, en référence au Front pour la refondation de la nation (FRN), récemment créé.

Dans une déclaration conjointe publiée le 30 octobre 2026, les membres de cette organisation réaffirment leur attachement à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo (RDC), tout en appelant à un dialogue intercongolais « pacifique et inclusif ».

Le GCI insiste sur le respect de l’État de droit et de la Constitution congolaise. Il estime que les divergences politiques et les revendications ne peuvent être résolues par des moyens militaires. À cet effet, il souligne la nécessité d’un dialogue intercongolais impliquant toutes les principales parties prenantes du pays.

« Le GCI rejette catégoriquement la poursuite d'objectifs politiques par le recours à la violence, comme le prône le FRN (Front pour la Refondation de la Nation), récemment créé. Il souligne la nécessité pour toutes les parties de respecter l'État de droit et la Constitution de la République démocratique du Congo, et réaffirme son engagement en faveur de la souveraineté, de l'indépendance, de l'unité et de l'intégrité territoriale de la RDC », indique la déclaration.

Sur le plan sécuritaire, le Groupe de contact international exprime sa profonde « préoccupation » face à la persistance des combats dans l’Est du pays et déplore les souffrances infligées aux populations civiles. Il exhorte les parties concernées à respecter leurs engagements pris à Doha, le 19 juillet 2025, notamment en matière de respect du cessez-le-feu. Le GCI attire également l’attention sur les conséquences de l’utilisation croissante des drones pour les civils et les travailleurs humanitaires.

Par ailleurs, cette organisation rappelle aux parties leurs obligations au regard de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies. Celle-ci appelle notamment les Forces de défense rwandaises à cesser leur soutien au M23 et à se retirer immédiatement et sans condition du territoire congolais. Elle exige également le démantèlement des administrations parallèles illégitimes présentes en RDC ainsi que la neutralisation des FDLR.

Sur ce dernier point, le GCI encourage le gouvernement congolais à présenter un plan d’action « clair », assorti d’un calendrier précis, afin d’accélérer la mise en œuvre du protocole de désarmement, de démobilisation et de réintégration des combattants des FDLR.

« Le GCI rappelle aux parties qu'elles doivent mettre en œuvre la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui appelle les Forces de défense rwandaises à cesser leur soutien au M23 et à se retirer immédiatement du territoire de la RDC, sans condition, à démanteler les administrations parallèles illégitimes présentes sur le territoire de la RDC, et à neutraliser les FDLR », précise le document.

Enfin, face à l’aggravation des besoins humanitaires et à l’épidémie d’Ebola, le Groupe de contact international exhorte toutes les parties ainsi que les groupes armés à respecter le droit international humanitaire et à garantir aux organisations humanitaires un accès total, sécurisé et sans entrave aux populations en difficulté.

Le GCI encourage également toutes les parties aux accords de Washington et à l’accord-cadre de Doha à maintenir leur engagement, à agir de bonne foi et à respecter leurs obligations afin de parvenir à un règlement « durable et pacifique du conflit ». Il réaffirme son soutien aux efforts de médiation de l’Union africaine, conduits sous le leadership du président du Conseil de la République togolaise.

Signée par l’Allemagne, la Belgique, le Canada, le Danemark, les États-Unis, la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède, la Suisse et l’Union européenne, sous la présidence française, cette déclaration intervient dans un contexte marqué par les évolutions politiques et sécuritaires en RDC.

Raphaël Kwazi