Le président de la République, Félix Tshisekedi, a annoncé des sanctions disciplinaires exemplaires à l’encontre des membres du gouvernement et des organes de direction des entreprises publiques en cas de manquement avéré aux règles établies.
Cette mise en garde figure au deuxième point de sa communication lors de la 100ᵉ réunion du Conseil des ministres, dont le compte rendu a été lu ce vendredi à la télévision nationale par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.
Selon ce document, le chef de l’État a souligné que le bon fonctionnement de l’appareil de l’État repose notamment sur une répartition « claire des compétences, le respect des textes réglementaires, la discipline institutionnelle et une collaboration harmonieuse entre les responsables publics ».
Dans cette optique, Félix Tshisekedi a chargé la Première ministre de veiller « rigoureusement » à l’application des dispositions de l’ordonnance n° 25/293 définissant les attributions des ministères. Ce texte constitue, selon le compte rendu, « la pierre angulaire de la cohésion et de la cohérence gouvernementales ».
Le président de la République a également évoqué les conflits récurrents entre les présidents des conseils d’administration, les directeurs généraux et les directeurs généraux adjoints au sein des entreprises publiques. À ce sujet, il a rappelé les directives formulées lors de la deuxième réunion du Conseil des ministres, tenue le 21 juin 2024, en vue de clarifier les rôles et les attributions de ces différents responsables.
Félix Tshisekedi a ainsi réaffirmé la complémentarité de leurs fonctions, tout en insistant sur le respect des compétences de chacun et des règles de gouvernance applicables.
Dans cette perspective, chaque ministre, particulièrement celui ayant le Portefeuille dans ses attributions, a été instruit de prévenir les conflits et de veiller au respect de la discipline ainsi qu’à la collaboration entre les membres des organes de direction des entreprises publiques, a indiqué Patrick Muyaya.
Le chef de l’État a, par ailleurs, prévenu que les manquements avérés aux règles établies ne resteraient pas sans conséquences.
« Tout dérapage avéré imputable à un membre du gouvernement ou à un membre d’un organe de direction entraînera une sanction disciplinaire exemplaire, conformément aux textes applicables », rapporte le compte rendu.
À travers cette communication, Félix Tshisekedi réaffirme son exigence de discipline institutionnelle, de clarification des responsabilités et de respect des règles de gouvernance au sein de l’administration publique et des entreprises de l’État.
Raphaël Kwazi