Haut-Katanga : les militants de la C64 interpellés lors de la marche du 15 septembre libérés

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Tous les militants de la coalition C64 interpellés lors de la marche du mardi 15 septembre 2026 dans le Haut-Katanga, ont été libérés l'après-midi de ce jeudi 17 septembre après deux jours passés au cachot. 

La nouvelle est confirmée à 7SUR7.CD par Jean-Jacques Kashiba, ministre provincial de l’Intérieur et Sécurité. Il a précisé que plus de 70 militants détenus au Centre de coordination des opérations (CCO) ont recouvré leur liberté.

« Oui, effectivement, tous ceux qui étaient au CCO chez moi, plus de 70, viennent d’être libérés il y a quelques minutes », a déclaré Jean-Jacques Kashiba au téléphone de 7SUR7.CD

Le ministre précise que ces militants ont été libérés sans condition, mais qu’ils ont été mis en garde en présence de députés Christian Mwando, Khiller Mubambe et Moïse Yamba qui se sont portés garants pour eux.

« Nous les avons quand même mis en garde devant les députés qui se sont portés garants. Nous leur avons conseillé de ne plus répéter cela, parce que nous sommes tous Congolais », a-t-il expliqué.

Jean-Jacques Kashiba affirme également avoir conseillé aux militants de s’abstenir de certains mouvements à l’avenir, en invoquant la nécessité de préserver la situation du pays.

« Un jour, peut-être que ce sont eux qui pourront être au pouvoir et, s’ils voyaient que le pays se portait mal, vous voyez qu’ils prendraient aussi des dispositions. On leur a conseillé de s’abstenir de certains mouvements », a-t-il ajouté.

Interrogée au sortir de cachot au siège de Ensemble pour la République, Linda Seseseko, mère de famille et militante, a fustigé les conditions de détention. Elle a toutefois remercié les autorités du parti de Moïse Katumbi pour les efforts et le ministre provincial de l'Intérieur d'avoir répondu favorablement à la demande de leur libération. 

« Les conditions dans le cachot de CCO étaient déplorables, très mauvaises, pas d'aération. On dormait par terre donc le béton, pas de couverture ni drap, rien du tout. Je ne me suis pas lavée pendant 3 jours et on pouvait pas supporter. Même pas la torche ni de lumière. Heureusement, notre parti était là pour nous soutenir dans tous les sens. Pour manger, c'est le parti qui s'en occupait. Les femmes, on était une vingtaine et les mineurs. Merci beaucoup à notre président, Moïse Katumbi pour les efforts fournis, merci aux autorités du parti, la jeunesse qui était solidaire matin, midi et soir, et merci aussi au ministre provincial de l'Intérieur car c'est un bon geste de sa part mais le traitement n'était pas correct », a-t-il expliqué. 

Cette libération intervient deux jours après la marche de la coalition C64, interdite par les autorités dans plusieurs villes du Grand Katanga, notamment à Lubumbashi et Likasi. La manifestation avait été marquée par des interpellations et des incidents rapportés par les organisateurs.

Patient Lukusa, à Lubumbashi