Dans une interview accordée à 7SUR7.CD ce mardi 28 juillet 2026, quelques heures après la validation partielle de la loi sur l'organisation du référendum par la Cour constitutionnelle, le président de l'Observatoire de la Dépense Publique (ODEP), Florimond Muteba Tshitenge, s'est dit très déçu par l'attitude du régime de Félix Tshisekedi qui, selon lui, ne manifeste aucune volonté de sortir le pays de la crise.
À l'en croire, cette loi ouvre la voie à une modification de la Constitution. Dans ce contexte, a-t-il fait savoir, l'ODEP apporte son soutien à la frange de l'opposition qui a décidé de boycotter le dialogue proposé par le chef de l'État.
« L'adoption de cette loi référendaire vise toujours à changer la Constitution. C'est une manière d'ouvrir la voie à sa révision. Je ne suis pas d'accord avec cela, pas plus qu'avec la forme du dialogue qui a été choisie. Un dialogue qui n'inclut pas la population ne peut pas être considéré comme un véritable dialogue. Pour nous, il doit être inclusif et ascendant. Voilà pourquoi l'ODEP n'envisageait même pas d'y participer. Nous soutenons l'opposition qui a refusé de prendre part à ce dialogue. Si le pouvoir veut poursuivre dans cette voie en modifiant la Constitution, nous ne pouvons pas participer à un tel dialogue. Avec cette loi, le régime vient encore d'aggraver la situation », a déclaré Florimond Muteba.
Par ailleurs, le responsable de cette organisation de la société civile appelle la coalition de l'opposition C64 à maintenir sa position et à refuser tout dialogue avec le régime de Félix Tshisekedi, surtout après la validation de la loi sur le référendum.
« Je n'étais pas d'accord avec l'annulation de la manifestation, car je savais que Félix Tshisekedi allait nous conduire dans une impasse qui ne permettra pas au pays de sortir de cette crise. J'appelle la C64 à suivre la voie de la raison et à rester ferme. Qu'elle cesse les hésitations. L'ODEP la soutiendra si elle maintient cette position. Ils doivent tirer les leçons de l'attitude de Félix Tshisekedi. Croyaient-ils qu'il allait changer ? On ne peut pas lui faire confiance, car il agit pour ses propres intérêts. Pourquoi veut-il changer la Constitution ? J'encourage donc la C64 à poursuivre la voie de la résistance contre ce que nous considérons comme de mauvaises pratiques du gouvernement », a-t-il ajouté.
Il convient de rappeler que la Cour constitutionnelle a déclaré la loi sur l'organisation du référendum conforme à la Constitution, tout en formulant des réserves sur certaines de ses dispositions.
Après l'adoption de ce texte controversé, la classe politique congolaise apparaît une nouvelle fois divisée à l'approche du dialogue national annoncé par le président de la République.
Roberto Tshahe Da Cruz