RDC : « Le changement de la Constitution est un impératif » (Nouvel Élan)

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Lors de son meeting populaire tenu ce dimanche 17 mai 2026 au terrain Assosa, le parti politique Nouvel Élan a réaffirmé son soutien à un changement de la Constitution en République démocratique du Congo. Le secrétaire général du parti, Me Blanchard Mongomba, a rappelé qu’il ne s’agissait pas d’une posture opportuniste, mais d’un choix idéologique défendu par le leader de leur formation, Adolphe Muzito, à travers plusieurs tribunes publiées dès 2019.

Pour ce premier rassemblement depuis l’entrée de ce parti d’opposition au gouvernement, le secrétaire général a axé son intervention sur plusieurs avancées enregistrées sous le président Félix Tshisekedi depuis son accession au pouvoir en 2019, avant de revenir sur la question du changement de la Constitution.

« Pour nous, cette question du changement de la Constitution est un impératif. Nous ne le disons pas aujourd’hui. C’est depuis 2019 que notre leader le dit... Nous n’interdisons à personne de s’y opposer. Ce que nous aimerions tous, ce sont des arguments solides expliquant la position de chacun. Quant à notre parti, notre position est connue depuis toujours : cette Constitution est illégitime et calquée sur un système occidental sans tenir compte de nos réalités sociopolitiques, ce qui justifie nos multiples crises et blocages institutionnels », a-t-il lancé.

En recourant à la métaphore théologique du « péché originel », Blanchard Mongomba a épinglé les carences de cette loi fondamentale de 2006, tant sur le fond que sur la forme.

« L’actuelle Constitution est une loi illégitime. Elle souffre du péché originel, c’est-à-dire qu’elle a été rédigée en Belgique, adoptée par une Assemblée nommée puis promulguée par un président de fait. Oui, en février 2006, Joseph Kabila n’était pas un président de la République élu », a fait observer Blanchard Mongomba.

Évoquant les réformes défendues de longue date par son parti, lesquelles devraient être intégrées dans le cadre d’un éventuel changement de Constitution, il a notamment cité la nécessité d’introduire la titrisation des terres dans le texte constitutionnel afin de réformer le régime foncier et d’en faire un levier de développement économique.

Le parti prône également d’autres mutations institutionnelles majeures, notamment le passage à un régime présidentiel pur avec la suppression du poste de Premier ministre afin d’alléger les dépenses publiques, le retour du scrutin présidentiel à deux tours pour renforcer la légitimité des élus, ainsi qu’une réévaluation de la décentralisation afin de garantir la viabilité économique des 26 provinces.

MD