L’Inspection Générale des Finances (IGF) poursuit sa transformation progressive vers la maturité de son plan stratégique 2026-2028. Malgré cette phase de transition, l’institution assure que les missions de contrôle se poursuivent normalement sur le terrain.
Le Chef de service de l’IGF l’a affirmé ce lundi 11 mai 2026 lors d’une interview accordée à la presse, mettant fin aux spéculations autour d’un éventuel ralentissement des activités de contrôle.
« Nous avons toujours contrôlé et nous allons continuer à contrôler », a déclaré le numéro un de l’IGF.
Selon lui, les équipes de l’inspection restent pleinement mobilisées dans leurs missions de vérification et de surveillance, même si l’institution adapte progressivement ses méthodes de travail aux orientations définies dans le nouveau plan triennal.
Le patron de l’IGF a également tenu à préciser le rôle des inspecteurs des finances. Il a rappelé que ceux-ci n’ont pas vocation à s’installer de manière permanente dans les entreprises publiques ou les ministères soumis au contrôle.
« L’IGF est un organe de contrôle externe, pas un organe de gestion », a-t-il insisté.
À l’en croire, les structures publiques ainsi que les entreprises du portefeuille disposent déjà de services d’audit interne chargés d’assurer le suivi quotidien de la gestion administrative et financière.
Face aux résistances souvent observées dans les opérations de contrôle, l’Inspection Générale des Finances reconnaît l’existence de plusieurs défis liés notamment au changement des habitudes et à la culture de redevabilité. L’institution affirme toutefois avoir déjà mis en place des stratégies pour contourner ces obstacles.
L’objectif affiché reste inchangé : atteindre la pleine maturité du plan stratégique 2026-2028 à l’horizon 2028 et renforcer davantage l’efficacité du contrôle des finances publiques en République démocratique du Congo.
Chançard Sindani