AFDC : une frange des fondateurs dénonce une tentative d’assassinat contre Otto Bahizi

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Une frange du collège des fondateurs de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC) a dénoncé, dans un communiqué publié le 11 avril 2026, à Kinshasa, deux incidents qualifiés « d’agressions majeures » visant ses membres et dirigeants.  

Selon le document, un premier incident est survenu le 3 avril 2026 au Palais du Peuple, où « des actes de violence planifiés et intentionnels ont été perpétrés par un groupe d’individus bien identifiés et menés par l’ancien secrétaire général déchu, Sieur Guy-Richard Malonda, à sa tête, prenant pour cible les cadres et militants du parti qui s’étaient alors convenus de se rencontrer au Palais du Peuple ».  

Un second fait rapporté concerne la journée du 9 avril 2026, marquée par « la tentative d’enlèvement et d’assassinat ayant visé la personne du président national a.i et coordonnateur du Comité de Crise, le Camarade Otto Bahizi Clovis, par des individus non autrement identifiés ».  

Ces cadres de l’AFDC indiquent que les services de l’État sont intervenus pour rétablir l’ordre public et assurer la sécurité des personnes présentes lors de ces incidents. Ils affirment également avoir engagé des poursuites judiciaires contre les auteurs présumés pour notamment association « de malfaiteurs, tentative d’assassinat, coups et blessures volontaires et vandalisme ».  

Par ailleurs, ce document met en cause le camp de Modeste Bahati Lukwebo, évoquant « des actes d’incivisme planifiés » et dénonçant un comportement qualifié « de contraire aux valeurs républicaines ».  

En attendant les résultats des enquêtes en cours, Otto Bahizi Clovis réaffirme, selon le communiqué, le soutien de l’AFDC aux institutions de la République, son appartenance à « l’Union sacrée de la Nation et son attachement à la vision du président de la République, Félix Tshisekedi ».  

Enfin, cette frange du collège des fondateurs du parti appelle ses militants au calme et à l’unité, tout en exigeant « que les auteurs et commanditaires des faits dénoncés soient sanctionnés conformément à la loi ».  

Lors d’une conférence de presse tenue récemment à Kinshasa, cette frange du collège des fondateurs de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC) avait annoncé la destitution de Bahati Lukwebo, autorité morale de ce parti, à la tête de cette formation politique. Par ailleurs, le soir même de cette annonce, le secrétaire général de l’AFDC, Guy-Richard Malonda, avait également dénoncé les agissements du camp Otto Bahizi qu’il avait qualifié de certains « individus se présentant comme fondateurs du parti ».

Raphaël Kwazi