Kinshasa : Micheline Ombae lance les activités du mois dédié aux droits des femmes

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À Kinshasa, la ministre du Genre, Famille et Enfants, Micheline Ombae Kalama, a procédé, lundi 23 février 2026, au lancement officiel des activités du mois de mars consacré aux droits des femmes. La cérémonie s’est tenue au gymnase de la Police nationale congolaise et marque le début des préparatifs de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque 8 mars à travers le monde.

Pour l’édition 2026, la RDC a retenu comme thème national : « Droits garantis, autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles en RDC », en cohérence avec le thème international : « Droits, justice, action pour toutes les femmes et les filles ».

À cette occasion, le pagne officiel de l’édition 2026 a été dévoilé et mis en vente sur le marché.
La ministre a également présenté un programme structuré autour d’activités de plaidoyer, de réflexion stratégique et de mobilisation nationale en prélude au 8 mars.


Le calendrier prévoit notamment :

le 1er mars : une marche pour la visibilité des femmes ;

du 3 au 5 mars : un atelier national d’évaluation des actions menées en faveur des femmes ;

le 8 mars : un culte œcuménique suivi des célébrations officielles ;


l’organisation de conférences-débats dans les milieux éducatifs et religieux, des émissions de sensibilisation dans les médias ainsi qu’une journée dédiée à la masculinité positive, afin d’encourager l’implication des hommes dans la promotion de l’égalité ;


la participation de la RDC à la 75e session de la Commission de la condition de la femme à New York.

Dans son allocution, Micheline Ombae Kalama a également évoqué la situation sécuritaire préoccupante dans l’Est du pays, soulignant que les femmes demeurent les premières victimes des conflits armés.


« Depuis plus de trois décennies, notre pays traverse une fragilité sécuritaire, notamment dans sa partie Est. Plus de dix millions de vies ont été perdues.


Derrière ces chiffres, il y a des visages : des mères, des filles, des enfants et des familles brisées.

Aujourd’hui encore, plus de sept millions de Congolaises et de Congolais vivent déplacés ou réfugiés, à l’intérieur comme à l’extérieur de notre République.

Les femmes paient le plus lourd tribut : violences, déplacements forcés, précarité et traumatismes.

Pourtant, au cœur de ces épreuves, elles soignent, nourrissent, reconstruisent et espèrent », a-t-elle déclaré.


La cérémonie a réuni plusieurs autorités nationales et provinciales, des partenaires techniques et financiers du ministère, des femmes militaires et policières, des épouses de policiers ainsi que différentes structures relevant du ministère du Genre, Famille et Enfants.


À noter que la Journée internationale des droits des femmes a été officiellement instituée en 1977 par l’Organisation des Nations unies (ONU), afin de promouvoir les droits des femmes et de lutter contre les inégalités de genre à l’échelle mondiale.


Bob Bondo