Construite il y a plus d’un siècle, la prison centrale d’Inongo, située dans la province du Maï-Ndombe, se trouve aujourd’hui dans un état de dégradation très avancé. Cette situation suscite de vives inquiétudes quant aux conditions de détention des prisonniers ainsi qu’à la sécurité du personnel pénitentiaire et de la population environnante.
Selon Pius Ebiaku Mpolo, gardien pénitentiaire intérimaire, l’infrastructure carcérale présente de graves défaillances. Les murs sont fissurés, les toitures fortement endommagées et les cellules dépourvues de portes. À cela s’ajoutent l’absence d’eau potable, d’électricité et de latrines. Lors des pluies, l’eau s’infiltre librement dans les bâtiments, exposant les détenus aux intempéries et à des conditions de vie inhumaines.
Le personnel pénitentiaire exerce, quant à lui, ses fonctions dans un environnement extrêmement précaire, sans moyens adéquats pour assurer une surveillance efficace et garantir la sécurité.
« La situation est critique. Le bâtiment est très ancien et n’a jamais bénéficié d’une réhabilitation sérieuse. En cas d’intempéries ou d’incident majeur, le risque d’effondrement n’est pas à exclure », a confié Pius Ebiaku Mpolo à 7SUR7.CD.
Il lance par ailleurs un appel pressant aux autorités.
« Nous demandons aux autorités provinciales et nationales de nous intégrer dans les programmes de réfection des prisons afin que la prison d’Inongo puisse, elle aussi, être réhabilitée et atteindre un niveau acceptable », dit-il.
Au-delà de l’aspect humanitaire, l’état de cette prison constitue un sérieux problème sécuritaire. Les fissures dans les murs et la vétusté des installations favorisent les tentatives d’évasion et rendent le contrôle des détenus difficile, exposant ainsi le personnel pénitentiaire et la population locale à de graves risques.
Chançard Sindani, à Kenge