La mairie de Lusambo, chef-lieu de la province du Sankuru, a décidé d'aller en justice contre les différents services de l'État, c'est notamment le cadastre, l'urbanisme, les affaires foncières et d'autres personnes qui seraient impliquées dans le lotissement et l'attribution anarchique des parcelles au site qui abrite le cimetière de Télécom dans la commune de Kabondo.
Dans une plainte parvenue ce lundi 19 janvier 2026 à la rédaction de 7SUR7.CD, l’hôtel de ville de Lusambo affirme qu’il s’agit d’un site historique devant être préservé. Toutefois, déplore-t-il, les services mis en cause ont favorisé une cohabitation jugée inacceptable entre des sépultures existantes et des constructions d’habitation.
« Ce site constitue un lieu historique et sacré, destiné à être conservé comme vestige pour les générations futures dans la mesure où il abrite les tombes d'anciens administratifs et religieux coloniaux belges encore bien identifiés et jadis protégés ainsi que celles de nombreuses familles du ressort. Les services mis en cause ont procédé, de manière irresponsable, à la destruction et à la cohabitation choquante entre les sépultures existantes et des constructions d'habitation, tout en autorisant eux-mêmes des nouveaux enterrements sur un site déjà loti, ce qui constitue une désacralisation manifeste des morts et une atteinte à la dignité humaine », lit-on dans la lettre signée par Louis Manga, maire de Lusambo.
La mairie espère l'application de sanctions exemplaires contre les auteurs de ces actes, la suspension immédiate de toutes les actions foncières sur ce site et le déguerpissement de tous les occupants illégalement installés en vue de préserver leur santé et leur sécurité compte tenu des risques sanitaires élevés.
Alain Saveur Makoba, à Kananga