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Au cours d'une interview accordée le jeudi 5 Août dernier à 7SUR7.CD la coordonnatrice du réseau national des ONG pour le développement de la femme(RENADEF) Marie Nyombo Zaina a décrié la procédure de désignation d'une représentante, pour la composante femme à la plénière de la commission électorale nationale indépendante (CENI) utilisée par d'autres organisations féminines.
A l’en croire, ce choix n'a pas tenu compte de son organisation qui compte pourtant plus des 350 organisations de défense des droits des femmes.
"(...)Par rapport à ce qui a été utilisé comme méthodologie, nous, nous n'avons pas vraiment validé ça. Nous le disons tout simplement parce que nous n'avons pas été invités ni de près ni de loin pour pouvoir y participer. Ce n'est pas une bonne approche parce qu'à un certain moment moi je peux me taire mais il ya d'autres esprits qui vont s'agiter derrière cette candidature. Ça ne peut pas donner la bénédiction à ce nom..." a-t-elle fait savoir.
M. Nyombo Zaina a en outre dénoncé l’exclusion de sa structure, pourtant ‘’expérimentée’’ en question électorale.
" Pour les élections de 2018, nous avons beaucoup travaillé, nous avons aidé la CENI, même dans d'autres parties du pays à pousser les gens à l'enrôlement...Et s'il faut exclure des personnes comme celles-là, est-ce que vous pensez que ça va apporter une réponse efficace ? La discrimination ne paie pas. Si on continue à discriminer celles qui peuvent apporter un plus dans ce qui est fait on s'attend à quel résultat ? Et c'est par là que j'aimerai dire que ça ne sera pas une bonne procédure pour aider le chef de l'Etat dans sa vision " a-t-elle souligné.
La coordonnatrice du Renadef a aussi relevé le faible quota réservé aux femmes, invitant ces dernières à fédérer leurs efforts, pour occuper d'autres postes de la plénière de la CENI réservés à différentes composantes.
Cette activiste a par ailleurs convié les confessions religieuses à mettre de l'eau dans leur vin, pour éviter de tirer le choses en longueur, au risque de retarder la proccesus électoral.
Notons que le chef de l'Etat a promulgué le 3 juillet 2021 la loi organique portant organisation et fonctionnement de la commission électorale nationale indépendante (CENI) votée dans les deux chambres du parlement et approuvée à la cour constitutionnelle.
Cette loi prévoit 15 postes dont 1 pour la composante femme à la plénière de la CENI.
Christel Insiwe