Pourtant, Aubin Minaku avait bien expliqué que le total de 85 jours que compte une session ordinaire est insuffisant, vu le travail que l’Assemblée nationale est appelée à abattre
L’opinion est en train de se demander ce que les députés nationaux ont abattu comme travail depuis la rentrée parlementaire à la date du 15 septembre dernier, où la session parlementaire ordinaire a été ouverte par le bureau de l’Assemblée nationale, à travers son président Aubin Minaku.
Lors de la 2ème séance plénière consacrée à l’adoption du projet de calendrier de ladite session, le chef de la 2ème chambre législative avait usé de toute son éloquence pour interpeller la conscience de ses collègues députés et les pousser à faire preuve d’assiduité, afin de fournir un travail appréciable.
Ce discours avait émerveillé les observateurs intéressés par la pratique parlementaire et qui tiennent à voir les élus du peuple mettre à la disposition de la nation un arsenal juridique percutent à même d’aider le pays à relever les défis auxquels il fait face sur les plans interne et extérieur.
En clair, le président de l’Assemblée nationale avait expliqué qu’une session ordinaire compte 85 jours et que le nombre de matières inscrites dans le calendrier exige énormément des sacrifices. Il avait, ainsi, laissé croire que, juste après cette interpellation, le bureau convoquerait, par le truchement de son président, des séances plénières presque chaque jour.
Hélas ! Cet espoir et la gaieté qui s’en est suivi dans les milieux socioprofessionnels de la ville de Kinshasa ont cédé à une grande déception, étant donné que le bureau de la représentation nationale semble avoir immédiatement oublié la parole d’honneur de son chef, donnée publiquement, dans une salle des Congrès dont toutes les portes étaient entrouvertes.
Même la séance plénière convoquée hier mercredi a été reportée sine die, sans motif valable, au moment où les questions à débattre moisissent sur la table du speaker de la chambre basse. C’est le cas notamment de la motion de défiance rappelée par le député national Juvénal Munubo, lors de la dernière séance plénière.
Loin de porter atteindre à la dignité du speaker de la 2ème chambre législative, les observateurs voudraient tout simplement l’amener au respect de la parole donnée et au pilotage réel des travaux de son institution de plus en plus gagnée par une léthargie qui ne dit pas son nom.
Dans le cas contraire, le volume des arriérés législatifs, déjà trop exagéré, va augmenter davantage et, par conséquent, la production de la présente législature sera maigre.
Par Marcel Tshishiku