Selon le collectif de 33 Ongdh : Les leaders du G7 victimes de règlement des comptes

Lundi 21 septembre 2015 - 10:43

A en croire les signataires du communiqué de presse conjoint, les policiers commis à la sécurité de tous les leaders du G7 leur ont été retirés, sans préavis, sur ordre du ministre de l’Intérieur. En plus, certains membres influents de la MP procèdent au débauchage pour fragiliser cette nouvelle plateforme en provoquant des dissidences au sein des partis membres du G7, à travers les désaveux des leaders

Dans une déclaration faite vendredi 18 septembre 2015 à Kinshasa, le collectif de 33 Organisations non gouvernementales des droits de l’homme condamne le harcèlement dont sont victimes les leaders du G7, et dénonce le règlement des comptes dont ils sont victimes.

Ce, pour avoir demandé au président Joseph Kabila de respecter la Constitution et l’alternance politique pacifique au pouvoir en 2016. A en croire les 33 Ongdh signataires d’un communiqué de presse conjoint, les policiers commis à la sécurité de tous les leaders du G7 leur ont été retirés, sans préavis, sur ordre du ministre de l’Intérieur.

En plus, certains membres influents de la Majorité présidentielle se battent bec et ongles pour provoquer des dissidences dans les partis membres du G7, à travers les désaveux des leaders.

En plus, renseignent les 33 Ongdh, la résidence du député Christophe Lutundula a été encerclée par des éléments de la police nationale congolaise pendant plusieurs heures sans aucune explication officielle, sa radio coupée. De son côté, à Lubumbashi, Gabriel Kyungu Wa Kumwanza est quasiment assigné à résidence.

Ainsi, les 33 Ongdh condamnent fermement toute utilisation abusive des positions officielles par certains membres de la Majorité présidentielle pour régler des comptes à leurs adversaires politiques, le retrait sans préavis des policiers chargés d’assurer la sécurité des signataires et leurs résidences… Il s’agit-là de cas d’abus et de détournement de pouvoir, ce qui est inacceptable en démocratie.

L’attaque du meeting de l’Opposition dénoncée

Le collectif de 33 Ongdh dénonce et condamne fermement l’attaque commise, mardi 15 septembre 2015, lors du meeting organisé par les partis politiques membres de la Dynamique de l’Opposition politique dans la commune de N’Djili Q/Sainte Thérèse, par un groupe de personnes qui seraient proches de la Majorité présidentielle.

Ce désordre s’est soldé par un mort et plusieurs blessés graves, sans compter des dégâts matériels, à en croire ces Ongdh. Ces dernières exigent une enquête indépendante pour identifier tous les auteurs et leurs commanditaires de manière à les poursuivre en justice. «

Les membres des partis politiques doivent être formés à la tolérance des opinions des autres… « , peut-on lire dans ce communiqué conjoint lu par Timothée Mbuya et commenté par RashidiAkida, tous membres de la coalition de 33 Organisations non gouvernementales des droits de l’homme.

Les organisations signataires du présent communiqué rappellent que la liberté d’expression, la liberté d’opinion et le droit d’égale protection par la loi sont garantis à tout citoyen par la Constitution.

Aussi, le Bureau politique de la Majorité présidentielle devrait faire preuve de retenue et garantir en son sein l’expression libre des opinions.

L’appel à la vigilance est ainsi lancé à la population congolaise, pour faire échec à toute tentative de violation de la Constitution, et ne pas céder à toute initiative de retarder l’organisation des élections législatives et présidentielle de novembre 2016.

Par LefilsMatady