Pour s’être désolidarisé de la discipline de l’ARC : J. Kangundu Khossy suspendu de ses fonctions au sein du parti

Jeudi 1 octobre 2015 - 14:46

L’Alliance pour le Renouveau du Congo (ARC) a suspendu, M. Kangundu Khossy Justin de toutes ses fonctions au sein du comité directeur de l’ARC. C’est du moins ce qui ressort de la décision du parti cher à Olivier Kamitatu, n°34/ ARC-CD/09/2015 datée du 29 septembre dernier.

Selon cette décision signée par le président national de l’ARC a.i., le député national Konde Vila-Ki-Kanda, il est reproché à Kangundu Khossy Jus- tin, le fait de s’être désolidarisé de la discipline du parti. Ce qui a porté ainsi atteinte à la crédibilité, à l’honneur et à la dignité du parti. C’est à travers sa déclaration rendue publique dans la dépêche de l’Agence congolaise de presse (ACP), n°3455 parue dans l’édition du 22 septembre, aux pages 6 et 7.

Par ailleurs, l’ARC indique qu’elle a suivi la lecture de l’Ordonnance du président de la République publiée, le vendredi 25 septembre 2015 nommant I ‘honorable Lucie Kipele, ministre du Genre, Famille et Enfant, pour le compte de ce parti. Dans le but d’éclairer l’opinion sur cette nomination, elle apporte les précisions suivantes : l’ARC a été exclu de la Majorité présidentielle, l’honorable Lucie Kipele a été suspendue du comité directeur du parti et ne peut ni engager ni parler au nom de l’ARC. Par conséquent, ce parti politique n’a pas de représentant au sein de l’actuel gouvernement. Il réaffirme son soutien indéfectible à son autorité morale, le député national Olivier Kamitatu Etsu, dans son combat pour le respect de la Constitution et des valeurs démocratiques.

Pour rappel, l’ARC est parmi les sept formations politiques, jadis de la MP, signataires de la lettre ouverte adressée au chef de l’Etat, Joseph Kabila. Une lettre dans laquelle, ces partis politiques invitent ce dernier au respect la Constitution en vigueur au Congo-Kinshasa. Conséquence directe : Olivier Kamitatu a été limogé de son poste de ministre du Plan et Révolution de la modernité.

Dans un communiqué du 16 septembre dernier, le Bureau politique de la Majorité présidentielle avait demandé à tous les parlementaires membres des bureaux de deux Chambres du Parlement ainsi qu’à tous les ministres, dont les partis sont représentés dans le G7 à désavouer publiquement les signataires de la lettre ouverte adressée au président Joseph Kabila ou à démissionner.

Par T.M.