L’« Envol » exige le remplacement urgent de Malumalu

Mardi 13 octobre 2015 - 11:17

La démission de l’Abbé Apollinaire Malumalu de la tête de la CENI ne cesse de faire couler encre et salive. Contrairement aux autres forces politiques de l’opposition qui exigent la recomposition intégrale du bureau de la CENI,  L’Envol se démarque en exigeant la désignation urgente du successeur du prélat catholique.

Au cours d’un point de presse tenu hier lundi 12 octobre 2015 à son siège, dans la commune de Kasa-Vubu, ce parti politique de l’opposition a, par la bouche de son Secrétaire Général Adjoint en charge des élections, Blaise Lumpungu, et en présence de son  Secrétaire général, l’ancien vice-ministre du Budget, Freddy Sukusuku, appelé au strict respect des dispositions des articles 10,12 et15 de la loi organique du 19 avril, modifiant et complétant la loi organique du 28 juillet 2010 portant   organisation et fonctionnement  de la Commission Electorale Nationale Indépendante. Il demande à la société civile de se réunir sans délai, pour désigner, en toute indépendance, le successeur de l’Abbé Malumalu à la présidence de la CENI, pour éviter un prétexte de plus de glissement tant recherché par le pouvoir en place.

            Blaise Lumpungu demande également au bureau de l’Assemblée Nationale d’inscrire en toute urgence cette question à l’ordre du jour, pour accélérer le mécanisme de remplacement et invite la classe politique à s’y investir pour une issue rapide.

 Le Secrétaire général adjoint de l’Envol en charge des élections exige que le rapport annuel sur le fonctionnement de la CENI soit évalué rapidement afin de permettre un recadrage du système électoral.

Blaise Lumpungu  a lancé un appel à la vigilance à l’opinion tant nationale qu’internationale, et mis en garde contre la manipulation, l’instrumentalisation et la politisation de la société civile dans la désignation du président de la CENI.

Tout en prenant acte de la démission de l’Abbé Malumalu de la présidence de la CENI, le Comité National de l’Envol le remercie pour son sens de patriotisme et le temps qu’il a oeuvré d’abord à la CEI de 2003 à 2010 puis à la CENI de 2013 à 2015.

L’Envol  formule à l’endroit de l’ancien président de la CENI les vœux d’un prompt rétablissement.

ERIC WEMBA