COMMISSAIRES SPÉCIAUX : DES PARTIS DE LA MP PROPOSENT LEURS CANDIDATS

Lundi 28 septembre 2015 - 06:13

Apparemment, avant que les deux chambres du Parlement ne passent à la vitesse supérieure dans l’examen de la session budgétaire, l’heure est à la nomination à de différents postes politiques. C’est de la sorte qu’après le réaménagement technique du Gouvernement, on parle déjà des commissaires spéciaux du Gouvernement dans les vingt-une nouvelles provinces de la RDC. Les tractations, indiquent des sources, se déroulent déjà dans les états-majors des partis politiques. Car, jugées imminentes au regard des enjeux de l’heure, ces nominations ne sauront pas attendre longtemps pour que les nouvelles entités connaissent leurs responsables en attendant les élections provinciales.

A en croire des sources fiables, des partis politiques proposent déjà des noms de leurs candidats dans les provinces concernées. Ainsi, chaque formation politique établit la liste de trois candidats, quitte à permettre au chef de l’Etat de faire son choix en fonction de différents critères généralement utilisés dans ce genre de désignation et en opérant des réglages nécessaires. C’est donc dire que, dans les prochains jours, les commissaires spéciaux du Gouvernement seront connus dans les 21 provinces à pourvoir. Occasion pour les acteurs politiques de remuer terre et ciel pour ne pas rater l’occasion d’occuper des postes équivalant à ceux des gouverneurs de provinces.

UN " MANDAT " QUI S’ARRETE AVEC L’ELECTION DES GOUVERNEURS
Les commissaires spéciaux et leurs adjoints qui seront bientôt connus seront à la tête de nouvelles entités politico-administratives jusqu’à l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces par les députés provinciaux. Apparemment, les élections de députés ne devront intervenir qu’en 2016 au terme du nouveau calendrier électoral de la Commission électorale nationale indépendante. Car, celui global publié jusque-là, est très visiblement dépassé et ne peut donc pas assurer la réalisation du processus démocratique. Or, le dialogue politique prévu pour remédier au calendrier actuel, n’étant toujours pas prêt, rien ne renseigne encore sur le lendemain. Ce qui devrait pousser, à cette allure, la CENI à établir un autre calendrier électoral.
Or, une telle initiative rencontre la contestation des partis d’Opposition, à moins que tout se déroule, de manière consensuelle, au sein du cadre des discussions entre la CENI et les partis politiques. Car, sans calendrier électoral, les élections deviennent incertaines. C’est là que des partis d’Opposition et ceux de la Majorité ne parleront pas le même langage selon qu’on soutient la tenue des élections locales d’abord avant le reste ou que l’on préfère limiter les choses aux élections provinciales, législatives et présidentielle. Le dialogue étant bloqué, il reste à savoir comment les deux camps politiques pourront harmoniser leurs vues pour des élections apaisées en RDC.

CHOIX TECHNIQUE OU POLITIQUE POUR LES COMMISSAIRES ?
C’est là toute la question pour nombre d’observateurs. Ils auraient souhaité qu’un criterium technique préside au choix des commissaires spéciaux du Gouvernement dans la désignation de différents responsables de nouvelles provinces. Mais, dans un processus démocratique où la Majorité est bien connue, le choix est généralement politique. Il ne faudrait donc pas écarter, surtout pas, que les partis politiques alignent leurs membres, quitte à mettre en exergue la compétence nécessaire. C’est certainement à ce tableau que l’on assistera depuis peu. Lorsque les partis politiques étalent la liste de leurs noms, c’est qu’ils sont habilités à le faire pour combler des postes vacants.
Sans aucun doute, cette désignation se fera surtout au sein de la Majorité présidentielle parce que les partis d’Opposition n’accepteront certainement pas d’envoyer leurs représentants au moment où ils semblent accorder leurs violons sur le refus de prendre part au dialogue. A moins qu’une fois de plus, l’Opposition républicaine, avec ses partenaires, choisisse de profiter de l’absence des autres pour étaler ses cartes. En tout cas, la nomination des commissaires spéciaux est attendue dans les prochains jours. A l’heure actuelle, le Raïs doit être en train de réfléchir sur les différents noms qui lui ont été proposés avant de trancher sur la question. M. M.