La situation est préoccupante dans les hôpitaux et structures sanitaires de la province du Kasaï. Les malades ne sont ni traités ni pris en charge. C'est suite à la grève sèche décrétée par les agents et cadres du secteur de la santé, il y a 6 jours.
À l'issue de la réunion tenue ce lundi 23 mars 2026 à Tshikapa, le secrétaire de la coordination intersyndicale, Stéphane Kingungu, fait savoir que la coordination a dénombré 35 cas de décès déjà enregistrés et 38 cas d'accouchements à domicile faute de prise en charge. 50 séances de vaccination n’ont pas eu lieu.
À cela s’ajoutent des réunions de BCZ non tenues ainsi que des rapports hebdomadaires non transmis. Cependant, les malades appellent à une intervention urgente des autorités.
"Que l'État congolais paie les agents de la santé pour qu'on nous traite. Nous sommes des tuberculeux. Nous n'avons pas reçu le traitement il y a 5 jours. Que l'État congolais les paye, sinon nous allons mourir", déclarent certains malades trouvés à l'hôpital général de référence de Tshikapa.
Les autorités sanitaires dans la province appellent les agents en grève au calme et sollicitent l'organisation des services minimums qui seront essentiellement assurés par les médecins.
C'est depuis le mercredi 18 mars 2026 que les agents et cadres du secteur de la santé ont décrété un mouvement de grève sèche de 30 jours sur toute l'étendue de la province. Ils conditionnent la reprise de travail par le paiement de 7 mois d'arriérés de la paie complémentaire, l'intégration de la paie complémentaire à la paie ordinaire et l'alignement à la prime et au salaire de tous les agents non encore payés.
Fabien Ngueshe, à Tshikapa