La population d’Aru, en Ituri (Province Orientale), vivait encore dans la psychose mercredi 4 février, jour de la rencontre entre la RDC et la Côte d’Ivoire en demi-finale de la Can 2015 en Guinée équatoriale. Ils sont encore choqués après l’assassinat, le week-end dernier, de 15 personnes qui célébraient la victoire des Léopards de la RDC sur les Diables rouges du Congo Brazzaville en quart de finale. A quelques heures du match, les rassemblements ordinairement observés autour des matches de la Can sont inexistantes.
A Aru-centre, la route Aba, qui héberge la plupart des lieux de projection de films dans la cité est désormais déserte.
De nombreux habitants du quartier Katanga, à l’Est de la cité, vers la localité de Vura, à la frontière avec l’Ouganda, avaient pris l’habitude de se ruer dans les ciné-clubs pour regarder les matches de la Can. Mercredi soir pourtant, ils ne sont pas au rendez-vous.
Il en est de même pour les fonctionnaires et hommes d’affaire de la cité, qui se réunissaient autour d’un verre chez Dopamine, à l’Olympia ou au bar du Rhinos hôtel.
Ils préfèrent désormais rentrer chez eux avant la tombée de la nuit.
Malgré l’important dispositif de patrouille mixte FARDC-PNC mis en place chaque nuit depuis lundi dans les rues de la cité, les supporters d’Aru préfèrent suivre la rencontre de football de ce soir à domicile.
Selon Héritier Aundu, coordonnateur de la société civile locale, une forte psychose est encore observée dans la cité après le drame survenu au dancing club Bandal.
Jusque-là, les assaillants qui ont ouvert les feu et tué 15 personnes n’ont toujours pas été appréhendés.