A Kinshasa, des éléments de la PP empiètent les attributs de la PCR

Mardi 10 juin 2014 - 10:07

Image retirée.

Image retirée.
La Police de la circulation routière (PCR) dénonce le fait que des éléments de la Police des polices (PP) s’arrogent le droit de réguler sans qualité la circulation routière.

A l’occasion de laquelle, ils s’adonnent à des actes de tracasseries au détriment des conducteurs. C’était au cours d’un entretien accordé à RD- CONGONEWS, le lundi 9 juin dernier que des cadres de la PCR ont fait confier que la Police des polices (PP) ne fait que ternir l’image de cette structure, à laquelle revient le rôle de réguler la circulation routière. Ces responsables de la PCR ont indiqué que la police n’a aucune compétence avérée sur le secteur de la circulation.

Ils ont également traité d’anarchie l’opération qui sévit actuellement dans quelques coins de la ville de Kinshasa. Laquelle opération qui consiste à arrêter les receveurs pour des raisons de « mauvais stationnement » pour rançonner les chauffeurs, affirment-ils. « Cette police qui est en train d’effectuer ces genres d’opération sait parfaitement qu’en arrêtant un receveur, son collaborateur c’est-à-dire son chauffeur ne sera qu’obligé de débourser de l’argent pour que ce dernier soit libéré. C’est du vrai rançonnement », s’est indigné un cadre de la PCR. Ce cadre de la police commise à la circulation routière a signifié qu’en se référant à la loi, c’est seul le chauffeur qui doit être interpellé en cas d’infraction routière et non le receveur. Le commissaire supérieur de la PCR a fait savoir qu’il n’est pas au courant de ces points chauds installés dans différents coin de la ville. Tenez, en ce qui concerne la commune de Limete, le fameux point chaud est installé à la septième rue. « D’ailleurs, la police des polices-PP n’a qu’un seul rôle. C’est celui de veiller au comportement de la police dans la société et non de se mêler dans le secteur de la circulation. Ce sont-eux qui produisent des différentes bévues et les tous retombent sur nous.

Conséquence, toutes les accusations sont tournées à la PCR», a laissé entendre un des officiers supérieurs de la police de la circulation routière. Il a fustigé le comportement des autorités qui jusqu’à présent ne font aucun effort pour sanctionner tous ces agents de la police. Ces animateurs de la police de la circulation routière ont indiqué qu’ils ne sont pas aussi d’accord en ce qui concerne l’arrêté du ministre de l’intérieur Richard Muyej sur la mise en place de la police de la circulation routière. « Normalement, un cadre ne peut pas être retiré de ses fonctions soudainement comme ça pour se retrouver nulle part. Il faut dire aux gens que vous allez être muté ou affecté ailleurs», a soutenu un officier supérieur de la PCR. Ils se plaignent du fait que jusqu’à présent depuis la publication de l’arrêté du ministre, ils ne savent pas où ils iront et qu’est ce qu’ils doivent faire. «Nous ne travaillons pas.

Vous pouvez aller dans chaque bataillon de la ville de Kinshasa, vous trouverez tout le monde assis dehors parce qu’ils n’ont pas des bureaux», a-t-il ajouté. Ils ont fait savoir que les raisons de cette mise en place touchant même les officiers subalternes ne sont pas encore connues. « On ne peut pas nous remercier de cette façon. Nous avons quand même donné de notre temps à être former dans ce domaine. Qu’on nous dise ce qu’ils veulent faire de nous au lieu de nous laisser au désarroi», a déclaré ce cadre de la police de la circulation routière. « Qu’est-ce que le gouvernement cherche en voulant laisser sans position près de millier des agents de la police de la circulation routière », a –t-il lancé. Ils ont rappelé que pour affecter une personne à un poste, il faut tenir compte de ces compétences et de ses expériences. Ils ont indiqué qu’ils sont déçus par rapport à certains noms retenus pour la nomination. « Nous allons vivre de la cacophonie sur la voie publique.

Mais nous ne pouvons rien faire. C’est la décision du ministre et nous attendons tout simplement la remise-reprise avec l’équipe qui doit nous remplacer dans les prochains jours. Il y a des ces cadres qui vident déjà leurs bureaux. Donc nous sommes là en train d’attendre», a conclu le commissaire supérieur de la police de la circulation routière.
{jcomments on}