L’an 1 du Gouvernement Suminwa ll : Ève Bazaiba dresse un bilan satisfaisant à la tête des Affaires sociales

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La ministre des Affaires sociales, Action humanitaire et Solidarité nationale, Ève Bazaiba, a présenté le bilan de la première année du gouvernement Suminwa II, mettant en avant les interventions humanitaires menées dans plusieurs provinces, les réformes engagées dans le secteur social ainsi que la collaboration avec les ministères du Genre, Famille et Enfant et des Droits humains.

Une dépêche parvenue à la rédaction de 7SUR7.CD ce mardi 1er septembre 2026 rapporte qu’au cours de cette première année, l’action de son ministère s’est articulée autour de trois principaux axes : les affaires sociales, l’action humanitaire et la solidarité nationale. Dans le domaine social, Ève Bazaiba a notamment fait de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle une priorité, face au nombre important de Congolais ne sachant ni lire ni écrire.

Dans cette perspective, un nouveau manuel scolaire a été élaboré suivant un programme accéléré permettant de couvrir les six années du cycle primaire en trois étapes. L’objectif est notamment d’offrir une seconde chance aux enfants déscolarisés ou non scolarisés. Cette réforme est également accompagnée d’un programme numérique destiné à faciliter l’accès à l’alphabétisation et à l’éducation en ligne.

Le ministère a, par ailleurs, poursuivi ses actions en faveur des personnes du troisième âge. Celles-ci ont notamment porté sur la valorisation de la Journée internationale des personnes âgées, la réhabilitation de certaines structures d’accueil ainsi que l’accompagnement médical et l’assistance aux personnes vivant dans les homes pour personnes âgées.

Sur le volet humanitaire, la ministre d’État a fait état d’interventions menées dans plusieurs provinces confrontées à des crises liées aux conflits armés, aux catastrophes naturelles et aux déplacements massifs de populations. Ces interventions ont notamment concerné 13 provinces et 18 zones affectées par différentes crises, entre autres en Ituri, au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, au Tanganyika, au Kongo Central, au Haut-Uele, au Sud-Ubangi, dans la Tshopo et au Mai-Ndombe.

Ces interventions ont consisté à fournir des abris, de l’eau, une assistance médicale d’urgence ainsi que des biens de première nécessité aux populations sinistrées.

Au-delà du territoire national, le gouvernement congolais a également apporté une assistance aux réfugiés congolais installés au Burundi, en Tanzanie et en Ouganda. Cette intervention s’inscrit dans le cadre d’un protocole d’accord conclu avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

De nouvelles opérations sont notamment annoncées dans plusieurs sites d’accueil, dont Bujumbura, Dar es-Salaam et Nyarugusu, avec un accent particulier sur la prévention et l’anticipation des crises humanitaires.

Selon Ève Bazaiba, ces différentes interventions ont été réalisées principalement grâce aux ressources mobilisées par le gouvernement de la République, notamment à travers la Caisse de solidarité nationale et le Fonds national pour la promotion des services sociaux.

Le ministère poursuit également des programmes de résilience avec plusieurs partenaires, dont l’UNICEF et l’UNESCO, en faveur notamment des enfants vivant dans des milieux défavorisés et de ceux en rupture de scolarisation.

Une réponse gouvernementale basée sur la transversalité

Ève Bazaiba a expliqué que les Affaires sociales s’appuient notamment sur les statistiques et les rapports produits par le ministère des Droits humains pour alimenter le plaidoyer en matière de diplomatie humanitaire et documenter les cas de violations des droits humains constatés sur le terrain.

« Lorsque le ministère des Droits humains nous donne les statistiques et les rapports sur les violations des droits humains, cela nous permet de renforcer notre plaidoyer dans le cadre de la diplomatie humanitaire. Et lorsque le ministère du Genre identifie des familles ou des victimes qui ont besoin d’une assistance humanitaire, ces cas sont orientés vers les Affaires sociales afin que nous puissions apporter une réponse adaptée », a-t-elle expliqué.

Pour Ève Bazaiba, cette dynamique traduit la volonté du gouvernement Suminwa II de fonctionner comme un ensemble cohérent, où chaque ministère agit dans son domaine de compétence tout en collaborant avec les autres secteurs afin d’apporter une réponse globale aux difficultés auxquelles sont confrontées les populations vulnérables.

La ministre d’État estime toutefois que la réponse humanitaire ne peut, à elle seule, constituer une solution durable aux crises que connaît la RDC. Elle a ainsi insisté sur l’importance du retour de la paix, rappelant que près de 60 % des besoins humanitaires dans le pays sont liés aux conséquences des conflits armés. Pour elle, la consolidation de la paix demeure donc l’un des principaux leviers pour réduire durablement les besoins humanitaires et améliorer les conditions de vie des populations affectées par les crises.

Grâce Kenye