À travers un communiqué consulté ce vendredi 07 août par la Rédaction de 7SUR7.CD, le gouvernement réagit à l'étude publiée le 30 juillet dans la revue "Nature Communications" faisant état de la présence d'uranium dans certaines exportations congolaises d'hydroxydes de cobalt.
Selon l'exécutif national, « la présence naturelle d'uranium dans les gisements cuprifères et cobaltifères des provinces du Lualaba et du Haut-Katanga est un fait naturel géologiquement établi, documenté depuis ke projet Manhattan, il y a plus d'un siècle et connu de l'Administration minière congolaise ».
« Cette présence résulte de la paragenèse de ces métaux au sein des formations géologiques du Groupe du Roan. Elle constitue, à elle seule, ni une anomalie ni le fruit d'une démarche intentionnelle, ni même une violation de ses engagements internationaux. Cette co-minéralisation a été gérée de manière responsable pendant plus d'un siècle d'exploitation minière industrielle », rapporte ce communiqué.
Le gouvernement précise par ailleurs que l'étude en cause ne repose pas sur des mesures directes effectuées sur des cargaisons exportées.
« Les quantités avancées résultent d'une modélisation de premier ordre, non spécifique à chaque installation, et s'inscrivent dans une fourchette d'estimation particulièrement large. Ces limites méthodologiques commandent une vérification contradictoire, sans pour autant minimiser les enjeux soulevés », ajoute la même source.
En conséquence, l'exécutif national réaffirme son engagement à poursuivre la fiabilisation des chaînes d'approvisionnement, entre autres, au travers des actions complémentaires contenues dans la feuille de route ad hoc :
- Le lancement d'une campagne de vérification analytique contradictoire portant sur un échantillonnage représentatif des exportations d'hydroxydes de cobalt, dont les analyses seront confiées à un laboratoire national ainsi qu'à un laboratoire international accrédité.
- L'institution d'un groupe de travail interministériel chargé de vérifier les allégations, d'établir les faits, d'évaluer les risques sanitaires et environnementaux, et de proposer les mesures appropriées. Le rapport est attendu dans un délai de 60 jours.
- L'initiation, par les voies diplomatiques et institutionnelles appropriées, des consultations avec l'Agence internationale de l'énergie atomique en vue d'une mission d'appui technique, dans le prolongement de la coopération et des mécanismes de garanties déjà en vigueur avec cette institution.
D'après le gouvernement, les résultats de la démarche susmentionnée seront rendus publics, quels qu'ils soient, dans le respect des dispositions légales sur l'accès à l'information publique. À l'en croire, la RDC considère que la transparence constitue , en cette matière, le fondement durable de la crédibilité de sa chaîne d'approvisionnement.
Tout en rappelant que la protection de la santé des travailleurs du secteur minier, des communautés riveraines et de l'environnement constitue une priorité, l'exécutif national affirme que le cobalt congolais continuera à être extrait et exporté dans le respect des normes d'éthiques, environnementales et sécuritaires « les plus strictes », selon les standards internationaux établis.
Prince Mayiro