Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont interpellé 15 présumés miliciens Maï-Maï Bakata Katanga à la suite de l'attaque perpétrée contre la base militaire de Kyubo, dans le territoire de Mitwaba, au Haut-Katanga.
Le bilan a été rendu public ce mardi 4 août 2025 par le gouvernement provincial à travers une dépêche du ministère provincial de l'Intérieur et Sécurité, dont une copie est parvenue à 7SUR7.CD. L'annonce a été faite par le ministre provincial de l'Intérieur et Sécurité, Jean-Jacques Kashiba, à l'issue d'une mission d'évaluation effectuée à Kyubo aux côtés du général Eddy Kapend, commandant de la 22ᵉ région militaire. Les deux responsables avaient été dépêchés sur place par le gouvernement provincial afin de constater les conséquences de cette attaque et de suivre les opérations de sécurisation.
Selon les autorités provinciales, les personnes interpellées ont été transférées à Lubumbashi, où elles devront répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes.
Lors de cette attaque, au moins dix personnes ont perdu la vie, dont deux militaires des FARDC et huit civils. Plusieurs maisonnettes du cantonnement militaire ont également été incendiées par les assaillants. Les blessés sont pris en charge dans une structure sanitaire de Mitwaba.
Le gouvernement provincial indique également que les FARDC ont récupéré plusieurs armes qui avaient été emportées par les assaillants lors de l'attaque du magasin d'armes de la base militaire de Kyubo.
Avant de quitter Kyubo pour regagner Lubumbashi, le ministre provincial de l'Intérieur, Jean-Jacques Kashiba, a rassuré que la situation sécuritaire est désormais sous contrôle. Il a salué le professionnalisme des forces de défense et de sécurité engagées dans les opérations, tout en invitant la population à demeurer vigilante et à collaborer avec les services de sécurité. Les opérations de ratissage se poursuivent dans cette partie du territoire de Mitwaba afin de retrouver d'éventuels assaillants encore en fuite et de rétablir durablement la paix dans la région.
Patient Lukusa, à Lubumbashi