Crimes dans l'Est : « Il est temps de rendre justice. Un Tribunal international s'impose » (Aimé Boji Sangara)

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Le président de l'Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a réaffirmé, ce mardi 4 août 2026, son plaidoyer en faveur de la création d'un Tribunal international chargé de juger les crimes commis en République démocratique du Congo depuis près de trois décennies.

Dans une déclaration publiée sur son compte X, le président de la chambre basse du Parlement estime que la RDC continue de subir les conséquences du génocide rwandais de 1994 à travers des conflits armés ayant fait des millions de victimes et entraîné de graves violations des droits humains.

« 30 ans après le génocide rwandais, la RDC porte encore les stigmates d'une tragédie qui n'a que trop duré : 10 millions de morts, massacres, viols, déplacements et pillage. Une génération n'a connu que la guerre. Il est temps de rendre justice. Un Tribunal international s'impose », a déclaré Aimé Boji Sangara.

À travers cette prise de position, le président de l'Assemblée nationale relance le débat sur la nécessité de mettre en place un mécanisme judiciaire international capable de poursuivre les auteurs présumés de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et d'autres graves violations du droit international humanitaire commis sur le territoire congolais.

Cette déclaration intervient alors que les violences persistent dans l'est de la République démocratique du Congo, où les affrontements entre groupes armés continuent de provoquer des pertes en vies humaines, des déplacements massifs de populations et une crise humanitaire prolongée. Dans ce contexte, plusieurs acteurs politiques et organisations de la société civile plaident pour la mise en place d'une justice internationale afin que les victimes obtiennent vérité, réparation et que les responsables répondent de leurs actes.

Roberto Tshahe