Loi de programmation militaire 2027-2030 : la promotion d’une industrie nationale de défense parmi les six programmes majeurs

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L’Assemblée nationale a entamé, mardi, l’examen du projet de loi de programmation militaire pour la période 2027-2030, ainsi que de la réforme de la loi-cadre régissant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

L’élaboration de ce nouveau projet de loi intervient après l’expiration de la précédente programmation militaire. Ce texte est porté par le vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens combattants. Dans son allocution, Guy Kabombo Muadiamvita a d’abord exposé les insuffisances et les contraintes de l’ancienne loi de programmation militaire, avant de présenter les six programmes majeurs de la nouvelle, destinés à assurer la montée en puissance de l’armée congolaise.

Il s’agit, selon ce membre du gouvernement, du renforcement de la formation et de la recherche militaires, de l’acquisition d’équipements et de matériels, de la modernisation des infrastructures militaires, de l’intensification de l’entraînement et des opérations, du développement des capacités de renseignement militaire, ainsi que de la promotion d’une véritable industrie nationale de défense. 

« Après avoir identifié les défis et les contraintes ayant caractérisé la précédente loi de programmation militaire, ce projet de loi s’articule autour de six programmes majeurs, dont l’administration générale, qui place l’homme au centre du dispositif de défense nationale et conditionne les autres programmes. Il s’agit notamment de l’instruction, de la formation et de la recherche militaires, des équipements et matériels, de la modernisation des infrastructures, de l’entraînement et des opérations, du renseignement militaire, ainsi que de l’industrie de défense. Comme l’on peut s’en apercevoir, la présente loi de programmation militaire définit les priorités nationales en matière de défense et établit un cadre de programmation financière pluriannuelle visant le renforcement des capacités opérationnelles et le développement des Forces armées de la République démocratique du Congo », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, Guy Kabombo a mis un accent particulier sur le Fonds de soutien au développement des FARDC (FSD-FARDC), qu’il a présenté comme un mécanisme d’appui à l’effort de guerre. Selon lui, la campagne de sensibilisation autour de ce fonds se poursuit auprès des partenaires ainsi que des donateurs publics et privés, invités à contribuer au développement de l’appareil de défense.

S’agissant du contexte sécuritaire et de ses enjeux, le vice-Premier ministre a insisté sur la nécessité d’assurer une prise en charge adéquate de cette loi de programmation militaire dans la loi de finances, une condition qu’il juge déterminante pour réussir la réforme et consolider, sur le terrain, la professionnalisation et la modernisation des FARDC.

Prince Mayiro