La République démocratique du Congo poursuit la mise en œuvre de son programme économique avec l'appui du Fonds monétaire international (FMI). Le Conseil d'administration de l'institution de Bretton Woods a approuvé, le 26 juin, la troisième revue du programme au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) ainsi que la deuxième revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), confirmant les avancées enregistrées dans les réformes économiques engagées par le gouvernement congolais.
Cette décision ouvre la voie à un nouveau décaissement de 190,4 millions de DTS, soit environ 258,2 millions de dollars américains, dans le cadre de la FEC. Le montant total mobilisé depuis le lancement du programme atteint désormais 761,3 millions de DTS, équivalant à près de 1,032 milliard de dollars. À cela s'ajoute un financement de 66,6 millions de DTS, soit environ 90,3 millions de dollars, au titre de la FRD.
Le FMI salue la résilience de l'économie congolaise malgré un contexte marqué par l'insécurité persistante dans l'Est du pays, l'épidémie d'Ebola, les incertitudes politiques ainsi que les répercussions de la crise au Moyen-Orient. L'institution relève notamment une baisse significative de l'inflation, ramenée à 2,5 % en glissement annuel à fin avril 2026, ainsi qu'une amélioration de la position extérieure de la RDC.
Selon le FMI, les résultats du programme soutenu par la FEC restent globalement satisfaisants. La majorité des critères de performance et des réformes structurelles ont été respectés. Les deux objectifs non atteints s'expliquent, d'une part, par des dépenses sécuritaires plus importantes que prévu et, d'autre part, par un ajustement technique des opérations de change entre la Banque centrale du Congo et le Trésor public. Les autorités congolaises ont toutefois déjà mis en place des mesures correctives.
L'institution financière internationale encourage par ailleurs Kinshasa à poursuivre les réformes visant à renforcer la mobilisation des recettes internes, améliorer la gestion des finances publiques, consolider la gouvernance et intensifier la lutte contre la corruption ainsi que le blanchiment des capitaux. Elle insiste également sur la nécessité d'accélérer les efforts pour permettre à la RDC de sortir de la liste grise du Groupe d'action financière (GAFI).
Le FMI estime que les perspectives budgétaires pour l'année 2026 demeurent maîtrisées grâce à la bonne tenue des recettes publiques, malgré les pressions liées aux dépenses de sécurité et au contexte international. Il salue également la politique monétaire prudente menée par la Banque centrale du Congo et recommande la poursuite des réformes destinées à renforcer la résilience macroéconomique, améliorer le climat des affaires et favoriser une croissance plus inclusive et durable.
Cette nouvelle approbation du FMI constitue un signal positif pour l'économie congolaise et traduit la confiance de l'institution dans la trajectoire des réformes engagées par le gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa, sous l'impulsion du président Félix Tshisekedi, avec le pilotage du programme économique assuré par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi.
Chançard Sindani