La Nouvelle dynamique de la société civile du Congo (NDSCI) en province de la Tshopo alerte sur la flambée du prix du riz à Kisangani. Son président provincial, Maître Christian Kambi, affirme qu'un sac de riz vendu autrefois entre 300 000 et 350 000 francs congolais coûte aujourd'hui plus de 800 000 FC.
Selon lui, cette hausse des prix est principalement liée au mauvais état des routes qui relient les zones agricoles aux centres de consommation. Il cite notamment le territoire d'Opala, l'un des principaux bassins de production de riz de la province.
« Il est impossible de quitter Opala pour Kisangani à cause du manque de routes praticables », déplore-t-il, soulignant que les producteurs éprouvent d'énormes difficultés à acheminer leurs récoltes vers la ville.
Maître Christian Kambi assure pourtant que les stocks de riz sont disponibles en grande quantité dans les zones de production. « Opala produit suffisamment de riz pour approvisionner Kisangani, mais les produits restent bloqués faute d'infrastructures routières », explique-t-il.
Pour la NDSCI, cette situation contribue à la cherté de la vie dans une province néanmoins reconnue pour son potentiel agricole. Les consommateurs paient le prix fort alors que les producteurs peinent à écouler leurs marchandises.
Face à cette réalité, l'organisation appelle les autorités provinciales à lancer sans délai les travaux de réhabilitation des routes agricoles afin de désenclaver les territoires producteurs et faciliter les échanges commerciaux.
Le président de la NDSCI s'interroge également sur l'utilisation des fonds destinés à ces infrastructures. Il évoque notamment plus de trois millions de dollars qui auraient été décaissés l'année dernière sans que les résultats attendus ne soient visibles sur le terrain.
Tout en saluant les initiatives agricoles en cours dans la province, Maître Christian Kambi estime que leur réussite dépendra de l'amélioration du réseau routier. Il appelle les autorités à faire du désenclavement des zones agricoles une priorité pour réduire le coût de la vie et soutenir le développement économique de la Tshopo.
Reagan Bin Kakani, à Bunia