Ville morte : « Tous les fonctionnaires étaient à leurs postes » (Jean-Pierre Lihau)

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Le vice-premier ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a salué, mercredi 3 juin, la présence des agents et fonctionnaires de l'État dans les administrations publiques de Kinshasa, malgré l'appel à une journée ville morte lancé par l'opposition.

À l'issue d'une tournée effectuée dans plusieurs services publics de la capitale congolaise, Jean-Pierre Lihau a affirmé avoir constaté la présence des cadres et agents à leurs postes de travail.

« Je me suis rendu compte que tous les fonctionnaires, sans exception, ont affiché un effectif complet. Ils étaient tous à leurs postes : les cadres comme les agents », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette mobilisation traduit la maturité et le sens des responsabilités des fonctionnaires et agents de l'État. Le membre du gouvernement Suminwa II a estimé que les agents publics ont compris que « l'État ne peut pas s'arrêter » et qu'ils incarnent eux-mêmes l'État à travers leurs fonctions.

Jean-Pierre Lihau a également affirmé que les appels aux journées ville morte réussissaient autrefois dans un contexte politique différent de celui d'aujourd'hui.

« Si, hier, les villes mortes appelées par les politiques réussissaient, c'est justement parce que nous étions dans un contexte différent, très différent. Un contexte dictatorial. Aujourd'hui, nous sommes dans un contexte politique démocratique », a-t-il indiqué.

Il a soutenu que les fonctionnaires ont su faire la différence entre les périodes des régimes de Mobutu Sese Seko et de Joseph Kabila, qu'il qualifie de dictatoriaux, et le contexte actuel sous la gouvernance du président Félix Tshisekedi.

Pour Jean-Pierre Lihau, l'attitude des agents publics démontre leur volonté de préserver la stabilité institutionnelle ainsi que la continuité du service public.

Raphaël Kwazi