Le gouvernement américain a annoncé de nouvelles mesures sanitaires à l’entrée de son territoire pour les personnes ayant récemment séjourné en République démocratique du Congo, en Ouganda ou au Soudan du Sud, dans un contexte de vigilance accrue face à la situation épidémiologique liée au virus Ebola.
Dans un communiqué rendu public par le Département d’État américain, il est indiqué qu’à partir du 21 mai 2026, tous les citoyens américains et résidents permanents légaux revenant aux États-Unis après un séjour dans l’un de ces trois pays au cours des 21 jours précédant leur arrivée seront soumis à un dispositif de contrôle sanitaire renforcé.
Selon le communiqué, ces voyageurs devront obligatoirement transiter par l’aéroport international de Washington Dulles afin de se soumettre aux vérifications prévues par les autorités sanitaires et sécuritaires américaines.
Le texte précise que cette mesure sera mise en œuvre conjointement par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) et le service des douanes et de la protection des frontières (CBP) relevant du département américain de la Sécurité intérieure (DHS).
« À compter du 21 mai 2026, tous les citoyens américains et résidents permanents légaux (RPL) se rendant aux États-Unis et ayant séjourné en République démocratique du Congo, en Ouganda ou au Soudan du Sud dans les 21 jours précédant leur arrivée aux États-Unis devront obligatoirement entrer par l'aéroport international de Washington Dulles (IAD) pour un contrôle renforcé », indique le communiqué.
Le document précise que ces « informations contenues dans ces avis reflètent une évaluation des menaces uniquement dans la mesure où elles peuvent concerner les citoyens, les ressortissants et les résidents légaux des États-Unis ».
Les autorités américaines justifient cette décision par la nécessité de prévenir tout risque de propagation du virus Ebola dans un contexte d’attention particulière portée à l’évolution de la situation sanitaire dans ces pays.
Le gouvernement américain souligne toutefois que cette disposition concerne exclusivement ses citoyens, ressortissants et résidents légaux permanents, et ne constitue pas une évaluation générale de la situation sécuritaire ou sanitaire applicable à l’ensemble des populations concernées.
MD