L’Assemblée provinciale de Kinshasa a adopté, vendredi 24 avril, l’édit portant réglementation du transport par taxi-moto dans la capitale congolaise, porté par le député provincial Nicolas Wemankoy, dans le but d’organiser ce secteur en pleine expansion, renforcer la sécurité routière et mettre fin aux abus souvent dénoncés dans l’exercice de cette activité à travers la ville.
Selon l’initiateur du texte, cette nouvelle législation provinciale s’inscrit dans les compétences reconnues aux provinces en matière de transport urbain et entend fixer un cadre précis pour l’exploitation des motos-taxis sur la voie publique.
« Lorsque j’ai examiné les missions dévolues aux élus provinciaux, il y a notamment la législation, mais aussi les contrôles. Quant à la législation, il m’a été impérieux de réglementer le transport assuré par taxi-moto dans la ville de Kinshasa. L’idée, c’est de protéger les motards eux-mêmes contre la tracasserie, de protéger les usagers qui sont parfois conduits par des personnes ivres, mais aussi de sécuriser les autres usagers de la route, parce que la route n’appartient pas qu’aux motocyclistes », a déclaré Nicolas Wemankoy à l’issue de la plénière.
L’élu de Ngaliema a expliqué que ce texte répond également aux nombreux désordres observés dans ce secteur, notamment le non-respect du Code de la route, les stationnements anarchiques ainsi que certaines pratiques jugées contraires à l’ordre public dans la capitale.
Le nouvel édit définit désormais les droits et obligations des conducteurs, les conditions d’exploitation de cette activité ainsi que les mesures destinées à mieux protéger les passagers. Il prévoit également un encadrement légal des sanctions afin de mettre un terme aux amendes arbitraires régulièrement dénoncées par les conducteurs.
Après son adoption par les députés provinciaux, ce texte sera transmis à l’autorité urbaine pour sa promulgation avant son entrée en vigueur dans l’ensemble de la ville de Kinshasa.
Grâce Kenye