RDC : l’Alliance pour le changement de Jean‑Marc Kabund célèbre un double anniversaire le 24 avril

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L’Alliance pour le changement (A.Ch.), formation politique de Jean‑Marc Kabund, célèbre ce 24 avril un double anniversaire symbolique. D’une part, l’an 1 de son enregistrement officiel auprès du ministère de l’Intérieur ; d’autre part, selon ses responsables, le quatrième anniversaire de sa création. Un événement qui sera marqué par un meeting populaire à Kinshasa.

Cette double célébration traduit, aux yeux de ses animateurs, le chemin parcouru par une formation née dans la rupture avec le président Félix Tshisekedi. Depuis sa création, l’A.Ch. s’affirme, selon ses cadres, comme une force d’opposition assumée, se réclamant d’une ligne social-démocrate et prônant un changement profond de gouvernance.

« La récente obtention de l’arrêté ministériel constitue un tournant pour le parti. Elle marque le passage d’une existence politique officieuse à une reconnaissance institutionnelle. Une étape que le camp Kabund entend exploiter comme un levier pour renforcer sa visibilité et son influence sur l’échiquier national », fait savoir un des cadres du parti contacté vendredi dernier par 7SUR7.CD.

Ces derniers mois, souligne notre source, Jean-Marc Kabund s’est imposé comme l’une des figures les plus actives de l’opposition congolaise. Entre prises de position publiques et mobilisation sur le terrain, l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale multiplie les initiatives, n’hésitant pas à défier le pouvoir en place.

Sur le plan idéologique, Kabund met en avant un programme centré sur la justice sociale et la sécurité, deux enjeux majeurs pour la République démocratique du Congo, notamment dans sa partie orientale en proie à des tensions persistantes. Se réclamant de l’héritage de Étienne Tshisekedi et ancien cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), il promet des réformes profondes sans modification de la Constitution.

À travers cette célébration, Kabund et ses alliés entendent envoyer un message clair : leur formation n’est plus marginale, mais aspire désormais à compter durablement dans le débat national.

Chançard Sindani