RDC : Jean Bosco Mambo lance officiellement les activités du parti Agir Républicain pour la Renaissance du Congo « A.2.R.C »

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Un nouveau parti politique a vu le jour en République démocratique du Congo. Il s’agit de Agir Républicain pour la Renaissance du Congo (A.2.R.C). Les activités de cette formation politique ont été officiellement lancées le mardi 3 mars 2026 à Kinshasa.

Dans son allocution, Jean Bosco Mambo, président national de l’A.2.R.C, a déclaré que son parti ne vient pas chercher des sièges mais plutôt rallumer une espérance. Il a, en outre, salué ce que les autres formations politiques existantes ont déjà fait pour la République démocratique du Congo.

« Nous ne venons pas parler d'ambitions individuelles, nous ne sommes pas venus chercher des sièges, nous sommes venus rallumer une espérance. Nombreux peuvent se demander, pourquoi un parti de plus ? Pourquoi fonder un nouveau parti alors que le pays en compte déjà plusieurs ? La Social-Démocratie adoptée est déjà l'idéologie politique de plusieurs partis politiques existants. Quoi de nouveau? Ces questions sont légitimes. Nous répondons avec clarté que nous voulons faire autrement. Nous reconnaissons les efforts des partis existants. Ils ont élaboré des projets riches ; sur le budget, l'agriculture, la diplomatie, les réformes électorales... Mais, nous posons cette question fondamentale : Comment peut-on parler des réformes économiques, pendant que l'homme qui doit les mettre en œuvre est rongé par la cupidité ? », s’est-il interrogé.

Dans la foulée, Jean Bosco Mambo a précisé que l’A.2.R.C place l’homme au cœur de son action politique.

« C'est au cœur de l'homme que réside le vrai chantier. La vision portée par l'A2RC est claire et assumée : on ne refonde pas la nation sans transformer l'homme, changer les systèmes sans changer les comportements revient á repeindre des murs déjà fissurés. Notre projet de société : La renaissance de l'homme congolais, l'A.2.R.C commence là où les autres s'arrêtent. L'homme d'abord. Non comme slogan, mais comme fondation », a-t-il martelé.

Par ailleurs, Jean Bosco Mambo a rassuré que l’A.2.R.C n’est pas seulement un parti politique. À l’en croire, c’est aussi une école de transformation, une renaissance républicaine et une résistance morale face à la déchéance sociale.

« Nous croyons avec foi que ce n'est pas le nombre de partis qui sauve une nation, mais la naissance d'un homme nouveau. C'est pourquoi, le changement commence ici ; Le changement commence maintenant ; le changement commence avec l'A.2.R.C », a-t-il affirmé.

Jean Bosco Mambo a précisé que l'A.2.R.C veut faire naître un citoyen nouveau :

- Qui comprend les valeurs républicaines ;

- Qui respecte les lois ;

- Qui défend le bien public ;

- Et qui se dit; "Le Congo n'est pas une vache à traire, mais un héritage à défendre.

Il a mis un accent particulier sur la nécessité de réconcilier la politique avec la morale, l'Etat avec le Citoyen.

« Nous croyons qu'avant d'enseigner comment gérer un ministère, il faut enseigner le respect du bien commun, nous croyons qu'un député, un ministre, un bourgmestre ou même un enseignant doit d'abord être un modèle, et non un opportuniste », a-t-il dit.

L’A.2.R.C veut construire, selon son président national :

- Un Congo où l'on ne célèbre pas un voleur parce qu'il est de notre village ;

- Un Congo où les jeunes comprennent que le succès ne vient pas de la fraude, mais du travail ;

- Un Congo où l'on peut dire NON, même à un proche, au nom de l'intérêt général ;

- Un fonctionnaire corrompu peut être poursuivi même 10 ans après avoir quitté ses fonctions, chez nous, il devient sénateur.

L’A.2.R.C tiendra, dans les prochains jours, son assemblée générale pour décider de la ligne politique à suivre. Cette formation politique entend incarner une force de proposition citoyenne et patriotique, dont la seule boussole est l’intérêt supérieur de la Nation et la transformation qualitative de l’homme congolais.

Signalons par ailleurs que plusieurs invités ont pris part à cette cérémonie. Les autres membres du bureau politique du parti ainsi que des délégations venues des provinces étaient aussi de la partie.

Jephté Kitsita