Dans un communiqué de presse rendu public ce mardi 24 février 2026, la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) ont annoncé le déploiement d’une mission conjointe d’évaluation exploratoire et préliminaire à Uvira, au Sud-Kivu, du 23 au 27 février 2026, à la suite de consultations avec le président de la RDC et de la CIRGL, Félix Tshisekedi.
Ce communiqué indique que cette mission constitue un prélude essentiel au déploiement futur du mécanisme conjoint de suivi du cessez-le-feu dans le cadre de l’architecture de cessez-le-feu établie. L’objectif principal est de s’assurer que les futurs efforts de suivi et de vérification sont crédibles, sûrs et réalisables sur le plan opérationnel.
Cette initiative se concentre sur la préparation du terrain en évaluant l’accès, la sécurité, la logistique et les besoins d’engagement, afin de garantir le fonctionnement efficace du mécanisme.
Cependant, la MONUSCO rappelle que, conformément à la résolution 2808 (2025) du Conseil de sécurité, la Mission est autorisée à soutenir la mise en œuvre d’un cessez-le-feu permanent.
Cela inclut le soutien au mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu établi, ainsi qu’au mécanisme conjoint de vérification élargi plus (MCVE+) créé à la suite de la signature de l’Accord-cadre de Doha pour une paix globale, le 15 novembre 2025.
D’après la même source, l’équipe conjointe procédera, au cours du déploiement, à une évaluation des conditions politiques, sécuritaires, logistiques et socio-environnementales dans et autour d’Uvira afin d’orienter une planification globale.
« Le suivi efficace d’un cessez-le-feu vise à réduire la violence et à créer l’espace nécessaire à une solution politique durable. Contrairement au Nord-Kivu et à l’Ituri, le mandat de la MONUSCO au Sud-Kivu est axé sur le suivi du cessez-le-feu et n’inclut pas la protection des civils(PoC), conformément à la résolution 2808 (2025) », a déclaré Vivian van de Perre, représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies en RDC et cheffe par intérim de la MONUSCO.
En ce qui concerne l’ampleur des opérations futures, la Mission souligne qu’il s’agit d’une phase exploratoire. La configuration de tout déploiement ultérieur sera déterminée par les paramètres convenus, les garanties de sécurité et les exigences opérationnelles.
La MONUSCO et la CIRGL réaffirment qu’un suivi crédible nécessite des conditions favorables, notamment la liberté de mouvement et des garanties de sécurité prévisibles, qui restent au cœur de l’évaluation en cours.
Linda Lusonso