Les activités socio-économiques restent paralysées à Shabunda-Centre et dans des villages voisins dans le territoire de Shabunda au Sud-Kivu.
Ceci suite à une série de journées villes mortes décrétées par le conseil territorial de la jeunesse et des organisations de la société civile pour dénoncer les tracasseries de certains éléments se réclamant Wazalendo.
Mercredi 28 janvier, deuxième jour de manifestation, les organisateurs rapportent le décès de deux personnes tuées encore par des éléments Wazalendo au centre de Kachungu.
Ce jeudi, 3e jour de manifestation, les activités étaient toujours paralysées.
Selon André Sakitala, président du conseil territorial de Shabunda, la jeunesse et la société civile ne sont pas contre les forces armées mais elles sont contre des éléments armés qui tracassent la population et deviennent source d'insécurité et d'instabilité.
Dans une adresse à la presse locale mercredi 28 janvier, il indique que les manifestations vont se poursuivre jusqu'à ce que des éléments Wazalendo quittent le centre de Shabunda pour les lignes de front.
Le conseil territorial de la jeunesse de Shabunda fustige la continuité des cas de pillages et incursions des hommes armés dans des maisons de civils la nuit.
Il sied de rappeler que certains coins du territoire de Shabunda sont occupés par des éléments rebelles du M23.
Alphonse Muderwa